Abidjan : situation sécuritaire alarmante à Yopougon

Les missions de l'ONU en Côte d'ivoire, ici à Duékoué, PHOTO ONU/Ky ChungDes violations de droits de l'homme continuent d'être signalées dans la commune de Yopougon, réputée favorable à l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et passée sous le contrôle des troupes favorables au nouveau chef de l'État Alassane Ouattara.

Après l'arrestation le 11 avril dernier de Laurent Gbagbo, plusieurs quartiers de Yopougon ont été le théâtre de violents affrontements entre les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) et des miliciens pro-Gbagbo. Dans un contexte marqué par des violences, la situation sécuritaire a empiré avec la multiplication d'actes de pillage et de braquage ainsi que des exécutions sommaires, obligeant les populations à rester cloîtrées chez elles ou à fuir.

Avec la prise de Yopougon par les FRCI le 4 mai, les opérations de perquisition des domiciles, en vue de découvrir des caches d'armes, se sont accrues. Une présence qui ne rassure guère les habitants des quartiers visés, indique-t-on du côté de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI).« Des nombreuses tracasseries, exactions, perquisition nocturnes et bastonnades des gens sont attribuées aux éléments des FRCI », a affirmé Guillaume Ngefa, Chef par intérim de la Division des droits de l'homme de l'ONUCI.

Guillaume Ngefa a également dénoncé des entraves à la liberté de mouvements des populations de Yopougon auxquelles il est fait imposition de se procurer un laissez-passer, moyennant le versement d'une somme d'argent.

Pour leur part, les FRCI affirment être infiltrées par des brebis galeuses contre lesquelles des mesures disciplinaires sont prises, une fois les faits les incriminant sont avérés.

(Extraits sonores avec mise en perspective de Ferdinand Gogoua d'ONUCI-FM)

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13/12/2017
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