Syrie : l'UNICEF exige la cessation des violences contre les enfants

Alors que le nombre de morts augmente en Syrie, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF)) a appelé mardi toutes les parties à faire des efforts immédiatement afin d’épargner les civils, en particulier les enfants, notant que 30 enfants auraient été tués lors de la répression des manifestations.

L'UNICEF indique avoir reçu depuis la mi-mars, des informations préoccupantes faisant état de l'augmentation du nombre d’enfants blessés, détenus, déplacés et parfois tués. « Alors que l’UNICEF ne peut pas vérifier les cas et les événements signalés, nous sommes particulièrement troublés par les images vidéo récentes d’enfants qui ont été détenus arbitrairement, soumis à la torture ou à de mauvais traitements pendant leur détention, menant dans certains cas à la mort. Nous appelons le gouvernement à enquêter et à s’assurer que les auteurs de ces actes horribles soient identifiés et traduits en justice », a déclaré l’UNICEF par voie de communiqué de presse.

L’UNICEF a réaffirmé la responsabilité première de l’Etat d’assurer le bien-être des personnes affectées par les troubles en cours et donc d’assurer la poursuite des services sociaux de base et leur reprise urgente en cas d’interruption, en particulier des services d’urgence pour permettre de sauver des vies.

« L’utilisation de balles réelles contre des manifestants aurait provoqué la mort d’au moins 30 enfants. L’UNICEF n’a pas été en mesure de vérifier de manière indépendante le nombre des victimes et les circonstances de leur mort », a souligné l’agence onusienne, en condamnant fermement tous les actes de violence à l’encontre des enfants partout dans le monde.

« En tant que partie à la Convention relative aux droits des enfants, la Syrie a l’obligation d’assurer le droit des enfants à la vie, à la liberté d’expression, à la liberté d’assemblée pacifique et à la protection contre la violence, l’exploitation et les abus. Ces droits doivent être respectés de tout temps », a conclu l’UNICEF.

Le 6 mai dernier, le Haut commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a demandé officiellement aux autorités syriennes d’envoyer une mission d’experts dans le pays afin d’enquêter sur les allégations de violations de droits de l’homme, mais il n’a toujours pas reçu de réponse. Selon le HCDH, les manifestants sont toujours victimes de l’usage disproportionné de la force par les autorités syriennes.

(Mise en perspective : Martial Assème)

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18/10/2017
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