RDC : le chef d'un groupe armé pose des conditions avant sa reddition

Il faut une zone tampon placée sous la direction de la MONUSCO. C'est la condition que pose le Major Luc Yabili, commandant rebelle Maï-Maï à Opienge, dans le territoire de Bafwasende, à 262 kilomètres à l'Est de Kisangani, pour se rendre aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Le Major Luc Yabili s'est exprimé à travers une lettre qu'il a remise à une délégation qui l'a rencontré dans son fief. Cette délégation a été envoyée par les notables de Bafwasende, selon la société civile locale.

Général autoproclamé dans le fief qu'il contrôle, ce chef rebelle veut que la zone tampon qu'il exige soit située entre la collectivité de Balobé et le poste d'Etat d'Opienge où sont présentement concentrés les militaires des FARDC.

Le ministre provincial de l'intérieur a déclaré être au courant des conditions posées par le général autoproclamé Luc Yabili. Le gouverneur de province, a-t-il poursuivi, a déjà saisi le gouvernement central sur cette question. Par ailleurs, d'après la société civile, la délégation des notables de Bafwasende partie rencontrer Luc Yabili est rentrée à Opienge avec 127 personnes remises par ce dernier. Ce geste est destiné, affirme la même source, à démontrer la bonne foi du commandant rebelle Maï-Maï.

Les représentants de la MONUSCO et des FARDC, venus de Kisangani, ont discuté, pendant quatre jours à Opienge, avec un émissaire de Luc Yabili. A l'issue ces discutions, il avait été recommandé au chef d'encadrement de poste d'Etat d'Opienge de se rendre incessamment en forêt pour rencontrer ce leader Maï-Maï qui y est retranché depuis plusieurs mois.

(Reportage : Anselme Maswa de Radio Okapi)

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20/10/2017
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