Protection de la biodiversité : Ban Ki-moon monte au créneau

A l'occasion de la Journée internationale de la biodiversité, célébrée le 22 mai, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé tous les États et tous les secteurs de la société à s'engager dans la protection de la biodiversité et particulièrement des forêts.

Biodiversité

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« J’invite tous les secteurs de la société à réaffirmer leur volonté d’aménager, de conserver et d’exploiter toutes les forêts sans les mettre en péril, pour le bien collectif de l’humanité future », a déclaré Ban Ki-moon dans un message publié à l’occasion de la Journée.

« Il y a près de 20 ans, les dirigeants du monde entier ont fait des Principes de Rio concernant la forêt l’un des grands résultats du Sommet sur la Terre, qui aussi a été le berceau de la Convention sur la diversité biologique. L’année prochaine, les gouvernements se réuniront à nouveau à Rio pour la Conférence des Nations Unies sur le développement durable, dite Rio +20 », a-t-il ajouté.

La Journée internationale de la biodiversité s’inscrit dans l’Année internationale des forêts, proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies pour enseigner aux populations de la planète la valeur des forêts et leur faire comprendre les pertes sociales, économiques et écologiques catastrophiques que signifierait leur disparition.
« Les bienfaits des forêts sont très largement répandus : elles recueillent et conservent l’eau, stabilisent les sols, favorisent la diversité biologique et sont un facteur puissant de régulation du climat et des gaz à effet de serre qui provoquent les changements climatiques », a expliqué le chef de l’ONU.

« Elles sont une source de revenus pour les entreprises du monde entier et fournissent les moyens et les ressources indispensables à des centaines de millions de personnes parmi les plus pauvres. Pourtant, même si nous comprenons et apprécions de mieux en mieux tout ce que nous en retirons, nos forêts disparaissent encore à un rythme alarmant », a-t-il insisté.

En 2010, les États se sont accordés sur la mise en œuvre d’un nouveau plan stratégique de protection de la biodiversité au Sommet de Nagoya, à Aichi au Japon. Les objectifs d’Aichi consistent à réduire sensiblement avant l’année 2020 le taux de disparition, de dégradation et de fragmentation des habitats naturels, forêts comprises.

Le Secrétaire général de l’ONU estime que « l’un des grands instruments issus du Sommet de Nagoya est le Protocole sur l’accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages résultant de leur utilisation ».
« Si le Protocole de Nagoya est ratifié et mis en vigueur rapidement, il concourra à leur protection et à la pérennité de l’exploitation de la diversité biologique. Ces progrès à leur tour seront des alliés dans la lutte contre la pauvreté et dans le développement durable des nation », a-t-il conclu.

Pour sa part,l’Ambassadeur de bonne volonté des Nations Unies pour la biodiversité,Edward Norton,le moment est venu pour les êtres humains de modifier leurs habitudes qui nuisent à la durabilité de l’environnement.Selon lui,l’action de l’homme sur l’environnement conduit à des perturbations qui seront irréversiblessi l’on n’y prend garde,a-t-il ajouté.

La Convention sur la diversité biologique traduit l’engagement de la communauté internationale pour la conservation de la diversité biologique, l’utilisation durable de ses éléments et le partage juste et équitable des bienfaits découlant de l’exploitation des ressources génétiques.

Le 20 décembre 2000, l’Assemblée générale a proclamé le 22 mai Journée internationale de la diversité biologique (résolution 55/201) pour commémorer l’adoption de la Convention sur la diversité biologique, le 22 mai 1992 lors de la Conférence de Nairobi.

(Extrait sonore:Edward Norton,Ambassadeur de bonne volonté de l’ONU pour la biodiversité; mise en perspective : Martial Assème)

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29/08/2014
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