PMA : les défis restent nombreux

La IVème Conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés (PMA IV)a achevé, vendredi dernier à Istanbul, ses travaux par l'adoption du Programme d'action en faveur de ces pays pour la décennie 2011-2020 et par celle de la Déclaration d'Istanbul.

Les pays les moins avancés

Les pays les moins avancés

A travers cette déclaration, les chefs d’État et de gouvernement et les représentants des États Membres présents à la Conférence « ont renouvelé et renforcé le partenariat mondial pour le développement des PMA, en réaffirmant l’engagement collectif de la communauté internationale en faveur de la dignité humaine, de l’égalité et de l’équité à tous les niveaux».

Dans sa déclaration de clôture, Cheick Sidi Diarra, qui est également le Haut Représentant des Nations Unies pour les PMA, les pays en développement sans littoral et les petits États insulaires en développement (PEID), a salué la présence, dans le Programme d’action, « d’un certain nombre d’éléments nouveaux que ne mentionnait pas le Programme d’action de Bruxelles ».

Bien que certains d’entre eux aient réalisé des progrès au cours de la décennie écoulée, les PMA disposent en effet de capacités de production limitées, ce qui restreint leur aptitude à diversifier leur économie. Ce handicap fait peser de lourdes contraintes sur leur offre économique et commerciale et, partant, en réduit le potentiel et les débouchés à l’exportation.

Les partenaires de développement sont encouragés à aider les PMA en respectant les engagements qu’ils ont pris en matière d’aide publique au développement (APD), aide dont le pourcentage revenant aux PMA doit être porté à hauteur de 0,15 à 0,20% du PNB des pays donateurs. Les PMA quant à eux sont invités à utiliser l’aide qu’ils reçoivent pour réaliser les objectifs du Programme d’action et ils sont exhortés à lutter contre la corruption.

Dans l’interview qu’il a accordée à Martial Asseme, Cheikh Sidi Diarra revient sur les acquis d’Istambul, les mécanismes d’exécution du plam d’action d’Istambul et les défis à relever par les PMA d’ici à 2015.

(Interview : Cheick Sidi Diarra, Haut Représentant des Nations Unies pour les PMA, les pays en développement sans littoral et les petits États insulaires en développement ; propos recueillis par Martial Asseme)

LE DERNIER JOURNAL
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23/10/2017
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