PMA : le succès mitigé du Plan d'action de Bruxelles

Dix ans après l'adoption du Plan d'action de Bruxelles en faveur des Pays les moins avancés (PMA), le sort de ces pays ne s'est guère amélioré, a déploré le président de l'ONG Centre du commerce international pour le développement (CECIDE).

Bakary Fofana

Bakary Fofana

Bakary Fofana estime que dans le domaine crucial de l’aide publique au développement, les pays riches n’ont pas tenu leurs promesses d’augmenter les investissements dans les PMA, préférant œuvrer au renforcement du rôle du secteur privé.

Le président du CECIDE lance un appel aux pays donateurs à traduire leur volonté affichée à travers des actes concrets, susceptibles de favoriser la percée des pays les plus pauvres de la planète.
« Les pays du Nord peuvent trouver leur intérêt dans l’émergence de ces pays du Sud, en termes d’acteurs économiques importants, capables de créer la concurrence », a-t-il lâché.

S’agissant de la dette des Pays les moins avancés, l’ancien ministre des affaires étrangères guinéen assure qu’il est urgent de l’annuler car elle constitue un facteur aggravant de la pauvreté dans laquelle ces pays sont plongés.

Du 9 au 13 mai 2011 s’est tenu à Istanbul, en Turquie, la quatrième Conférence de l’ONU sur les Pays les moins avancés, qui a abouti à l’adoption d’un nouveau Plan d’action dans lequel les pays riches se sont engagés à revoir à la hausse, l’aide publique au développement.

(Extrait sonore : Bakary Fofana, président de CECIDE; propos recueillis par Martial Assème)


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20/10/2017
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