OMS : négociations sur le maintien ou la destruction du virus de la variole

Le sort des derniers échantillons du virus de la variole fait l'objet d'intenses négociations en marge de cette 64ème Assemblée mondiale de la santé à Genève. Les Etats membres de l'OMS jouent ce jeudi 19 mai les prolongations de ce débat entamé dans les années 90. Les tractations portent toujours sur un projet de résolution portant sur la conservation ou la destruction des exemplaires restants du virus de la variole à des fins de recherches pour encore 5 ans.

64ème Assemblée mondiale de la santé à Genève

64ème Assemblée mondiale de la santé à Genève

Plusieurs gouvernements réclament la destruction totale des derniers échantillons du virus de la variole, utilisés présentement à des fins de recherches. Ces pays jugent leur conservation risquée.
Mais dans le camp des pays qui plaident pour son maintien, les Etats Unis sont en première ligne. Lors d’un point de presse ce mardi à Genève, la secrétaire américaine à la Santé, Kathleen Sebelius, a justifié la position de Washington par la menace toujours réelle de l’utilisation du virus de la variole comme arme biologique. Une position également défendue par la Russie. Moscou et Washington mettent en avant la crainte du bioterrorisme.

L’OMS n’a toutefois pas le pouvoir d’imposer une décision, même si la majorité de ses membres devaient voter, jeudi 19 mai, en faveur d’une destruction immédiate des virus de la variole. Mais le dernier cas recensé de la variole s’est produit en 1978 au Royaume-Uni et la maladie a été officiellement déclarée éradiquée en 1980 par l’OMS.

L’OMS détient en toute sécurité en Suisse un stock d’urgence de 32,6 millions de doses de vaccin antivariolique. Presque tout ce stock stratégique (92 %) est constitué d’un vaccin de deuxième génération. Les 8 % restants sont constitués d’un vaccin de première génération. En outre, par le biais d’un mécanisme virtuel de constitution d’un stock, cinq États Membres ont promis 31 millions de doses supplémentaires à l’OMS en cas de besoin : l’Allemagne, les États-Unis d’Amérique, la France, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord.

(Mise en perspective d’Alpha Diallo, avec un extrait sonore de Fadela Chaib, porte-parole de l’Organisation mondiale de la santé)

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19/10/2017
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