Droits humains: l’ONU préoccupée par les violations en Syrie et au Yémen

Les violations des droits humains se poursuivent dans plusieurs pays du Moyen-Orient. Le Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme exprime ainsi sa vive préoccupation par la violente répression en Syrie, les arrestations arbitraires à Bahreïn et l'usage disproportionné de la force au Yémen. L'ONU note que dans ces trois pays, les Gouvernements semblent intensifier la répression face aux vagues de contestation au lieu d'adopter le dialogue et de véritables réformes.

En Syrie, l'ONU déplore de violentes répressions à l'encontre des manifestants

En Syrie, l'ONU déplore de violentes répressions à l'encontre des manifestants.

Sur la Syrie, le Haut commissariat de l’ONU aux droits de l’homme s’est dit « extrêmement préoccupé par les informations d’ONG faisant état de 700 à 850 morts de manifestants en Syrie depuis mars, appelant Damas à cesser ses tentatives pour « faire taire les opposants ». Selon le porte-parole du Haut commissariat, Rupert Colville, « ces rapports sont extrêmement préoccupants et l’ONU exhorte le gouvernement à faire preuve de plus de retenue, à cesser le recours à la force ainsi que les arrestations de masse destinées à faire taire les opposants. Il a précisé que l’ONU n’avait pas été en mesure de vérifier les chiffres avancés par les ONG mais que ces derniers étaient soutenus par des listes détaillées. « Nous ne croyons pas ces chiffres improbables », a-t-il insisté. En attendant, l’ONU poursuit ses discussions avec Damas concernant l’envoi d’une mission d’enquête. Cette mission qui sera dirigée par la Haut Commissaire adjointe Kyung-wha Kang se rendrait sur place aussitôt qu’elle aura le feu vert de Damas.

Concernant le Yémen, le Haut-commissariat de l’ONU aux droits de l’homme indique avoir reçu l’autorisation des autorités yéménites d’envoyer dans le pays une mission d’évaluation des violences qui se sont déroulées lors des récentes manifestations contre le régime. « Hier jeudi, nous avons reçu la confirmation de la mission permanente (ambassade) à Genève que nous pouvons envoyer une mission au Yémen », a expliqué le porte-parole du Haut-commissariat, Rupert Colville, lors d’un point de presse. Les responsables yéménites « ont suggéré que nous y allions fin juin mais nous aimerions nous y rendre un peu plus tôt que cela », a ajouté Rupert Colville précisant que le Haut-commissariat était prêt à envoyer une mission « dés que possible ». La chef des droits de l’homme de l’ONU, Navi Pillay, a exprimé son inquiétude devant ce qui a été décrit comme un « usage disproportionné de la force » par les autorités du pays contre les manifestants pacifiques.

Non loin de là, c’est de la situation à Bahreïn dont l’ONU se préoccupe également, en raison notamment des arrestations arbitraires et des jugements de manifestants civils devant les tribunaux militaires. Navi Pillay s’est déjà inquiétée le 5 mai dernier du fait que « des centaines de personnes demeurent en détention pour leur participation présumée aux manifestations » et des poursuites à l’encontre de professionnels de la santé devant un tribunal militaire.

(Mise en perspective d’Alpha Diallo, avec un extrait sonore de Rupert Colville, porte-parole du Haut Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme)

LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
16/10/2017
Loading the player ...