Côte d'Ivoire : appel à la CPI pour une enquête sur les crimes

En Côte d'Ivoire, le Président Alassane Ouattara a demandé récemment au Procureur de la Cour pénale internationale (CPI), d'enquêter sur les crimes les plus graves commis sur l'ensemble du territoire ivoirien depuis le 28 novembre 2010.

Mais cette demande ne suffit pas pour que la CPI entame les enquêtes en Cote d’Ivoire, selon Me Traoré Drissa, le président du « Mouvement ivoirien des droits humains ».

N’ayant pas encore ratifié le traité fondateur de la Cour pénale internationale de 2010, la Côte d’Ivoire n’est pas Etat Partie du statut de Rome. Mais le 14 décembre dernier, soit moins de deux semaines après le début de la crise postélectorale ivoirienne, Alassane Ouattara a confirmé l’acceptation de la compétence de la Cour pénale internationale par son pays. Une compétence reconnue 7 ans plutôt, en avril 2003, sous la présidence de Laurent Gbagbo. Dans sa lettre du 3 mai, Alassane Ouattara demande donc à la CPI de mener « des enquêtes indépendantes et impartiales sur les crimes les plus graves commis depuis le 28 novembre 2010 sur l’ensemble du territoire ivoirien ».

A Abidjan, des militaires et les miliciens pro-Gbagbo sont soupçonnés d’avoir commis des massacres, et à Duékoué dans l’ouest, des éléments des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire et leurs acolytes seraient aussi impliqués dans des exactions. Pour Alassane Ouattara, la justice ivoirienne n’est pas aujourd’hui la mieux placée pour connaître les crimes les plus graves commis au cours des derniers mois.

(Extrait sonore : Me Traoré Drissa, président du « Mouvement ivoirien des droits humains » ; propos recueillis par François Gombahi d’ONUCI FM)


LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
20/10/2017
Loading the player ...