Commémoration du commerce des esclaves : un devoir de mémoire

La célébration de la Journée internationale de commémoration du commerce des victimes de l'esclavage et de la traite transatlantique des esclaves est cruciale car permettant de rendre pérenne la mémoire d'une pratique qui a déraciné et trainé de force dans les Amériques et les Caraïbes, 25 à 30 millions d'Africains.

Journée internationale de commémoration des victimes de l'esclavage et de la traite transatlantique des esclavesPour le Docteur Mônica Lima e Souza, experte dans l’histoire de la traite et de l’esclavage transatlantique, il est important pour la jeune génération d’être imprégné des réalités qui furent celles de leurs ancêtres. « On doit se rappeler l’histoire pour regarder vers l’avenir », a-t-elle indiqué.

Elle estime qu’enseigner l’histoire du commerce des victimes de l’esclavage procède d’une volonté de montrer aux descendants d’esclaves leur identité. Il est impossible pour une personne en quête d’identité, d’ignorer son histoire, a souligné l’experte brésilienne.

Sur les responsabilités de cette traite, le Docteur Mônica Lima e Souza fait valoir qu’elles sont partagées citant un professeur béninois ayant mené des études sur la problématique du commerce des esclaves. Cependant, elle soutient que la part des Africains dans cette pratique est à minimiser, par rapport à celle de peuples qui ont prospère sur la base de ce commerce.

La Journée internationale de commémoration du commerce des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves est célébrée tous les 25 mars aux Nations Unies.

(Extrait sonore : Docteur Mônica Lima e Souza, spécialiste de l’histoire de la traite et de l’esclavage transatlantique; propos recueillis par Cristina Silveiro)


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23/10/2017
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