Bahreïn: Navi Pillay dénonce les condamnations à mort et les arrestations

La situation des droits humains se dégrade à Bahreïn, selon le Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme. Une détérioration qui se manifeste par l'arrestation de centaine de manifestants.

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Dans ces conditions, la Haut commissaire aux droits de l’homme a dénoncé jeudi les condamnations à mort de quatre manifestants jugés à huis clos par des tribunaux militaires à Bahreïn et le maintien en détention de centaines de militants.

Cette sortie de Navi Pillay intervient alors que les organisations de défense des droits de l’homme de ce pays ont dénoncé à plusieurs reprises la répression contre les manifestants à Bahreïn. Ces ONG se sont également élevées contre la condamnation à mort par la justice militaire la semaine dernière de quatre chiites reconnus coupables d’avoir tué deux policiers lors des manifestations antigouvernementales.

Selon la Chef des droits de l’homme de l’ONU, le procès de civils devant des tribunaux militaires est toujours une cause de préoccupation. « L’application de la peine de mort sans garantie du droit et après un procès tenu à huis clos est illégale et absolument inacceptable », a-t-elle indiqué dans un communiqué. Navi Pillay rappelle à cet égard que « les accusés ont droit à un procès équitable devant des tribunaux civils en accord avec les critères du droit international et les obligations internationales de Bahreïn en matière des droits de l’homme ».

Navi Pillay s’inquiète également du fait que des centaines de personnes demeurent en détention pour leur participation présumée aux manifestations et des poursuites à l’encontre de professionnels de la santé devant un tribunal militaire. Les autorités bahreïnies ont décidé mercredi de déférer devant un tribunal militaire 47 médecins et infirmières d’un hôpital de Manama, accusés d’avoir aidé le mouvement de contestation dirigé par des chiites à la mi-mars. « Ces informations sur la mort en détention d’au moins quatre personnes sont particulièrement inquiétantes. Mes services ont aussi reçu des informations sur des tortures de défenseurs des droits de l’homme actuellement détenus », souligne la Chef des droits de l’homme de l’ONU.

(Mise en perspective d’Alpha Diallo, à Genève)


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18/12/2017
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