Amnesty International : les forces de Gbagbo et Ouattara coupables de crimes

Des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité ont été perpétrés par les forces de l`ancien président Laurent Gbagbo et celles de son successeur pendant la période de crise postélectorale en Côte d'Ivoire, a indiqué mercredi Amnesty International.

Dans un rapport accablant de 84 pages intitulé : Ils lui ont demandé sa carte d'identité et l'ont abattu, l'organisation internationale de défense des droits de l'homme relève que « toutes les parties ont commis des crimes au regard du droit international, notamment des crimes de guerre et des crimes contre l`humanité ».Le document contient plusieurs témoignages de victimes de viols, de chasses à l'homme à Abidjan ainsi qu'à Duekoué, dans l'ouest de la Côte d'Ivoire.

« Dans la région d'Abidjan, tant que les forces loyales au président sortant Laurent Gbagbo contrôlaient la ville, elles pourchassaient et arrêtaient des personnes en raison de leurs origines ethniques ou leur affiliation supposée politique », a déclaré Stéphane Oberreit, directeur de la section Française d'Amnesty international qui faisait partie d'une mission qui a enquêté en Côte d'Ivoire de la mi-mars à la mi-avril.

Amnesty International a également recueilli des témoignages à l'ouest du pays notamment sur les massacres de Duekoué, estimant que des violations ont été commises contre les populations autochtones guéré par les forces fidèles à Alassane Ouattara.

Près de 3.000 personnes ont été tuées et un million déplacées, selon les autorités ivoiriennes, en raison des violences nées du refus du président sortant Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire de son rival Alassane Ouattara à l`élection présidentielle de novembre 2010.

(Extrait sonore : Stéphane Oberreit, directeur de la section Française d’Amnesty International ; propos recueillis par Martial Assème)

LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
17/10/2017
Loading the player ...