Trois bassins forestiers : bientôt un Sommet à Brazzaville

Au cours d'une conférence de presse le 13 avril à New York, le Ministre congolais du développement durable, des forêts et de l'environnement, Henri Djombo, a annoncé qu'un sommet des Chefs d'Etat et de Gouvernement sur les massifs forestiers tropicaux de l'Amazonie, du Congo et de Borneo-Mekong aura lieu du 31 mai au 3 juin 2011 à Brazzaville.

Un sommet sera organisé sur les massifs forestiers tropicaux à Brazzaville.

Un sommet sera organisé sur les massifs forestiers tropicaux à Brazzaville.

Le Ministre congolais a précisé que ces massifs constituent 80% des forêts tropicales de la planète, abritent les deux tiers de la biodiversité terrestre et assurent la survivance de plus d’un milliard de personnes.

Ce sommet sera organisé avec le concours des Nations Unies, de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), des partenaires du Bassin du Congo et de la Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC). L’objectif visé par ce sommet, en cette année internationale des forêts, est de mettre en place une plate-forme d’information et d’échange d’expériences. L’organisation de ce sommet intègre également la volonté des pays de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC), de la CEEAC et du COMIFAC, d’œuvrer dans la droite ligne que se sont tracée les États dont le Congo, en s’ouvrant aux expériences des autres tout en mettant au service de la communauté les fruits de leurs actions.

La forêt du Bassin du Congo en Afrique centrale est le deuxième massif forestier tropical après la Forêt amazonienne. Elle couvre plus de deux millions de km² et est partagée entre 6 pays : le Cameroun, la Centrafrique, le Congo-Brazzaville, le Congo-Kinshasa, le Gabon et la Guinée équatoriale.

En raison de la surexploitation du bois, notamment par les entreprises étrangères, la déforestation est importante. Les dégâts sont écologiques avec une diminution de la biodiversité mais les conséquences sont aussi économiques avec la perte de ressources financières à long terme. C’est en 1999, à Yaoundé, qu’ un sommet des chefs d’État des pays concernés (Cameroun, République centrafricaine, Gabon, République du Congo, République démocratique du Congo, Guinée équatoriale, Tchad) a lancé un processus devant permettre une meilleurs gestion des ressources forestières en attribuant de façon plus transparente les concessions et en instaurant des normes permettant la régénération de la forêt.

(Extrait sonore : Henri Djombo, Ministre congolais du développement durable, des forêts et de l’environnement)

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17/10/2017
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