Sahara occidental : l’ONU préoccupée par la détérioration de la sécurité

Dans un rapport publié mardi 19 avril, le Secrétaire général des Nations Unies se dit préoccupé par la détérioration de la sécurité au Sahara occidental, qui résulte de l'absence d'accord de paix entre le Maroc et le Front Polisario et du maintien du statu quo qui dure depuis 20 ans dans ce territoire. Ce document de Ban Ki-moon qui a été transmis au Conseil de sécurité, décrit la situation sur le terrain au Sahara occidental et l'évolution des négociations au cours de l'année dernière.

« Après quatre années et 10 séries de réunions entre les parties, le processus de négociation reste dans l’impasse » constate le Secrétaire général de l’ONU. Selon lui, aucune des parties n’a accepté la proposition de l’autre en tant que seule base de négociation et aucune n’a pris à ce jour des mesures qui indiqueraient qu’elle est disposée à avancer sur la voie d’un compromis acceptable.

Le Secrétaire général estime toutefois que les circonstances actuelles pourraient laisser entrevoir un moyen d’avancer. « En cette période de manifestations et de contestation dans toute la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, les sentiments de la population du Sahara occidental, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du territoire, au sujet du statut final de ce dernier, sont, selon lui, plus que jamais au cœur même de la recherche d’un règlement juste et durable.

Ban Ki-moon propose trois recommandations dans son rapport au Conseil de sécurité. Il s’agit tout d’abord, de trouver un moyen de faire participer des membres respectés d’un large groupe représentatif de la population du Sahara occidental à l’intérieur et à l’extérieur du territoire, de manière officielle ou officieuse, à l’examen des questions liées au statut final et à l’exercice de l’autodétermination et aux débats sur ces questions.

Ensuite, approfondir l’examen de leurs propositions respectives et, en particulier, chercher un terrain d’entente sur le principal point de convergence de leurs deux propositions sur la nécessité d’obtenir pour tout accord l’approbation de la population.

Et enfin, consacrer des efforts supplémentaires à l’identification et à l’examen d’une vaste gamme de questions de gouvernance en vue de répondre aux besoins de la population du Sahara occidental.

(Mise en perspective : Jean-Pierre Amisi Ramazani)

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15/12/2017
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