Japon : Ban Ki-moon appelle au renforcement des mécanismes de sûreté nucléaire

Alors que le Japon affronte toujours une grave crise à sa centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon a appelé vendredi la communauté internationale à prendre les mesures nécessaires pour renforcer la sûreté des centrales nucléaires à travers le monde.

Ban Ki-moon

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« Nous devons prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir que les standards les plus élevés soient mis en œuvre pour la santé, la nourriture et l’environnement », a dit Ban Ki-moon lors d’une conférence de presse à Nairobi, au Kenya, où il se trouvait vendredi.

« Nous devons mettre en place un système de réponse contre les catastrophes qui inclut des données précises », a-t-il ajouté en précisant qu’il était certain que « l’énergie nucléaire continuerait de servir de source importante d’énergie ».

« J’encourage les Etats à revoir les mécanismes de politiques nationales sur la sûreté nucléaire », a-t-il conclu.

Le Directeur général adjoint de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et chef du département de la sûreté et la sécurité nucléaire, Denis Flory, a estimé lors d’une conférence de presse à Vienne, que la situation générale à la centrale de Fukushima restait « très grave » notamment dans les efforts menés pour refroidir les réacteurs endommagés.

Les restrictions concernant l’eau du robinet pour les enfants restent en vigueur dans deux zones de la préfecture de Fukushima, alors que les niveaux de radiations dans plusieurs préfectures montrent que la contamination des légumes, fruits, fruits de mer et du lait restent au dessus des niveaux fixés par les autorités japonaises, a indiqué Denis Flory.

Selon une évaluation conjointe de l’Organisation mondiale de la santé, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’Organisation météorologique mondiale (OMM), l’Organisation maritime internationale (OMI), l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), les niveaux de radiations aux abords des aéroports du pays sont en dessous des seuils dangereux pour la santé.

De leur côté, les autorités japonaises ont confirmé que tous les aéroports du pays, excepté celui de Sendai directement frappé par le tremblement de terre et dévasté par le tsunami du 11 mars dernier, continuent d’être opérationnels pour les vols nationaux et internationaux.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

Classé sous Environnement, L'info.
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19/10/2017
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