Finance islamique : un intérêt grandissant en Afrique

La finance islamique génère un intérêt grandissant dans le monde. Cela semble du au fait que les banques islamiques semblent avoir mieux résisté à la crise que les banques conventionnelles, mais aussi parce que la demande pour ce type de service a beaucoup augmenté.

Le FMI s'intéresse à la finance islamique

Plusieurs gouvernements s’intéressent dorénavant à ce type de service comme un nouveau moyen de financement. A tel point que des experts et économistes du Fonds monétaire international (FMI) se sont penchés depuis quelque temps sur l’intérêt que présente cette forme de finance islamique et sa résilience aux crises cycliques du système financier international. De leurs observations, il ressort que pour certains les banques islamiques sont restées à l’abri de la crise parce qu’elles n’étaient pas exposées aux types de prêts et de titres qui ont causé les pertes des banques classiques, notamment en raison du fait que la finance islamique repose sur le nantissement d’actif et le partage du risque.

Les experts ont aussi conclu que la finance islamique s’appuie sur la notion de justice, laquelle est assurée principalement par le partage du risque. Les différents acteurs sont censés partager leurs bénéfices et
leurs pertes. Autrement dit, pour les banques islamiques, les placements se structurent autour de l’échange ou de l’appropriation d’un actif, de sorte que ces dernières sont plus proches de l’économie réelle que les banques classiques, qui peuvent créer des produits souvent virtuels.

(Interview: Amadou Sy du Service des marchés monétaires et des capitaux au Fonds monétaire international; propos recueillis par Lika Gueye)

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20/10/2017
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