Côte d’Ivoire : retour à la normalité juridique

Après l'arrestation de l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, il ne devrait pas se poser le problème de transfert de la légalité constitutionnelle, puisque les résultats de la présidentielle donnant Alassane Ouattara vainqueur ont été validés par la Commission électorale indépendante (CEI) et les Nations Unies, a expliqué un enseignant de droit international français.

Côte d'Ivoire

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Selon Jean-Jacques Lavenue, enseignant à l’Université de Lille 2 en France « le fait que Laurent Gbagbo se soit maintenu au pouvoir après la proclamation des résultats du second tour n’était qu’une forme de squat ».

S’agissant de l’invalidation des résultats de la CEI par le Conseil constitutionnel, M. Lavenue estime que le même conseil a violé la règle de droit. Par conséquent, la décision par laquelle il a imposé Laurent Gbagbo à la tête de la Côte d’Ivoire, a-t-il dit, est « sans objet ».

En outre, Jean-Jacques Lavenue se félicite de la démarche du président Alassane Ouattara de vouloir réconcilier tous les Ivoiriens et mettre en place un gouvernement de large ouverture.

(Extrait sonore : Jean-Jacques Lavenue, enseignant de droit international ; propos recueillis par Didier Bapidi d’ONUCI-FM)


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08/12/2017
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