Côte d’Ivoire : le silence des quotidiens pro-Gbagbo

Les journaux favorables à l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo ne sont plus disponibles dans les kiosques depuis son arrestation, a dénoncé le directeur de publication de l'un de ces quotidiens.

Liberté de la presse

Liberté de la presse

Au lendemain de l’arrestation de Laurent Gbagbo, les sièges de plusieurs rédactions réputées proches de ce dernier ont été la cible de pillages et de destructions de matériels, a indiqué César Etou, le directeur de publication du journal Notre Voie.

Il a également condamné une tentative d’intimidations de la part d’hommes en arme l’ayant empêché ainsi que des représentants du Mouvement ivoirien des droits de l’homme (MIDH) de dresser un état des lieux de l’incendie criminel dont a été l’objet l’imprimerie du journal Notre Voie.« Dans de telles conditions, il est impossible d’envisager que Notre Voie sorte », a-t-il déploré.

S’agissant des journalistes considérés comme pro-Gbagbo, César Etou a souligné l’impossibilité de rentrer en contact avec ceux-ci. Selon M. Etou, la plupart d’entre eux ne peuvent plus exercer librement leur métier et vivent dans la clandestinité, rendant inenvisageable dans un avenir proche, la publication de nombreux quotidiens.

Face à cette situation, il en appelle à la solidarité des organes de régulation de la presse ivoirienne afin que les acquis du pluralisme et la liberté de la presse soient consolidés.
« La solidarité doit se manifester pour qu’en Côte d’Ivoire, nous ne retombions plus dans ce que nous avons connu avant 1990, c’est-à-dire le parti unique, la pensée unique, la presse unique, les journalistes aux ordres », a-t-il conclu.

(Extrait sonore : César Etou, directeur de publication de Notre Voie ; propos recueillis par Didier Bapidi d’ONUCI-FM)

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LE DERNIER JOURNAL
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23/10/2017
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