Centrafrique : les enfants toujours recrutés par les groupes armés

Malgré l'engagement pris par le gouvernement centrafricain de mettre un terme à l'emploi et au recrutement d'enfants, leur mobilisation dans les rangs des groupes rebelles et des milices d'autodéfense se poursuit dans tout le pays, note le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, dans un rapport publié lundi 25 avril.

Le rapport, qui couvre la période de décembre 2008 à décembre 2010, met en lumière la crise que traverse la République centrafricaine en matière de protection du fait des combats sporadiques entre les forces gouvernementales et les groupes armés, des nombreux actes de banditisme et de l’extrême pauvreté de la population. Cette crise est aggravée par la pénurie de moyens des forces de défense et de sécurité et du pouvoir judiciaire ainsi que par le manque de débouchés socioéconomiques.

Le Secrétaire général se dit encouragé par l’engagement pris par le gouvernement centrafricain de protéger les enfants. Ce gouvernement a signé, en juin 2010, la Déclaration de N’Djamena tendant à mettre fin au recrutement et à l’emploi d’enfants par les forces et groupes armés et, en septembre 2010, les deux Protocoles facultatifs à la Convention relative aux droits de l’enfant. Cela concernant l’implication d’enfants dans les conflits armés ainsi que la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants.

Ban Ki-moon loue également les efforts déployés par le gouvernement pour faire face à la menace que pose l’Armée de résistance du Seigneur, en collaboration avec les États de la région, sous les auspices de l’Union africaine. Mais malgré ces avancées, le Secrétaire général demeure préoccupé par la lenteur des progrès réalisés dans l’application des recommandations concernant les enfants et le conflit armé en République centrafricaine.

(Mise en perspective : Jean-Pierre Amisi Ramazani)

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18/10/2017
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