Le Nord-Soudan viole les droits fondamentaux, selon un émissaire de l’ONU

L'expert sur la situation des droits de l'Homme de l'ONU au Soudan a accusé lundi les autorités de violer les libertés fondamentales, comme la liberté d'expression.

Mohamed Chande Othman

Mohamed Chande Othman

“Dans le Nord-Soudan, les droits et libertés fondamentaux, dont les libertés d’expression, de réunion et d’association, continuent d’être violés par les autorités”, a déclaré Mohamed Chande Othman à l’issue d’une visite de huit jours.

Il a affirmé s’être vu refuser une rencontre avec le chef de la sécurité du pays à qui il voulait faire part de ses inquiétudes grandissantes sur ces violations des droits de l’Homme et sur la détention sans accusation de dirigeants de l’opposition, d’étudiants et de membres de la société civile.
“J’appelle le gouvernement à relâcher tous ces détenus, dont les prisonniers politiques, ou à les inculper avec des charges identifiables et les poursuivre en accord avec la loi”, a dit Mohamed Chande Othman.

Sa visite a coïncidé avec une manifestation anti-gouvernementale à Khartoum, mercredi, empêchée par la police anti-émeute qui a arrêté des dizaines de personnes et en a frappé d’autres.

Depuis janvier, le Nord-Soudan connaît des mouvements sporadiques appelant à un changement de régime, plus de libertés et la fin de la forte hausse des prix.
Ces mouvements sont organisés par des étudiants via internet et s’inspirent des soulèvements en Tunisie et en Egypte où les présidents Zine El Abidine Ben Ali et Hosni Moubarak ont quitté le pouvoir sous la pression de la rue.
Mais le gouvernement soudanais s’est montré intransigeant, la police utilisant des gaz lacrymogènes et des bâtons pour disperser les manifestants et procédant à des arrestations sommaires.

Mise en perspective de Maha Fayek


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18/10/2017
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