Langue française : pour un multilinguisme fondé sur la langue maternelle

Cette semaine, Escale revient sur la célébration de la Journée internationale de la francophonie doublée désormais de celle de la Journée du français à l'ONU. Les deux célébrations ont eu lieu le 21 mars dans le monde, et en particulier à New York, où travaille Myriam de Beaulieu, interprète aux Nations Unies.

Des interprètes de l'ONU au Conseil de sécurité

Des interprètes de l’ONU au Conseil de sécurité

Dans le cadre de la préparation d’une thèse de doctorat de linguistique, elle a pu constater que les locuteurs ne s’inscrivent plus forcément dans une logique du territoire et de l’histoire. C’est notamment le cas des internautes pour lesquels les frontières sont désormais abolies.

Ce faisant, Myriam de Beaulieu, observe l’importance du multilinguisme ainsi que la nécessité d’encourager les parents et enseignants à favoriser la langue maternelle. Sans recourir à un langage guerrier et tout en reconnaissant le caractère vivant des langues et la richesse des influences, elle estime qu’il faut rester vigilant en ce qui concerne le recours systématique à des anglicismes inutiles.

Selon elle, l’apprentissage des langues est source d’enrichissement et contribue à la diversité culturelle. Elle prône une revalorisation du métier de traducteur, en déplorant les dérives parfois constatées dans les médias en matière de traduction.

Interview : Myriam de Beaulieu, interprète et étudiante en doctorat de linguistique

Interview, production et présentation : Jérôme Longué
Mixage et production : Cristina Silveiro
Ingénieur du son : Carlos Macias

 

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13/12/2017
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