Japon : incertitude autour des centrales nucléaires

L'incertitude règne toujours en ce qui concerne la sécurité nucléaire au Japon. Cinq jours après le terrible tremblement de terre et le tsunami qui ont frappé l'archipel, les autorités japonaises ont toujours du mal à appréhender la situation dans les différents sites et réacteurs de la centrale de Fukushima.

Mardi, les mesures d’évacuation de la zone des 20 kilomètres autour de la centrale ont été pratiquement achevées et les autorités ont demandé la mise à l’abri de la population dans un rayon de 30 kilomètres. Le survol de cette zone est désormais interdit.

Les opérations de décompression volontaire des enceintes conduisent à des rejets radioactifs.

Selon l’Autorité de sûreté nucléaire française (ASN), le problème majeur concerne le refroidissement des combustibles, et non la sûreté de la réaction nucléaire. L’importance des rejets radioactifs est liée à deux paramètres. D’une part, le niveau d’endommagement du combustible nucléaire; d’où les efforts visant à refroidir ce combustible. L’autre paramètre dont il faut tenir compte, concerne le degré d’étanchéité, d’intégrité des structures assurant le confinement, c’est-à-dire s’interposant entre les radioéléments contenus dans le combustible nucléaire et l’environnement. De ce point de vue-là, si les combustibles présents dans les piscines venaient à être endommagés, il est à noter que ces piscines ne disposent pas réellement d’un confinement vis-à-vis de l’extérieur contrairement aux combustibles qui sont enfermés dans la cuve des réacteurs.

Il est à noter que, sur l’ensemble de l’archipel nippon, on dénombre cinquante-cinq réacteurs nucléaires en fonctionnement répartis dix-sept sites. La centrale Fukushima Daichi qui compte six réacteurs, et celle de Fukushima Daini, qui en a quatre, sont plus particulièrement touchées.

(Extrait sonore : Olivier Gupta, Directeur général adjoint de l’Autorité française de sureté nucléaire)

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20/10/2017
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