Haïti : le futur gouvernement devra renforcer l’état de droit

Alors que les Haïtiens attendent l'annonce des résultats des élections présidentielle et législatives du 20 mars, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, souhaite, dans un rapport publié jeudi, que le futur gouvernement en Haïti renforce l'état de droit dans le pays.

Foto: Minustah

Foto: Minustah

La précarité des conditions de vie de plus de 800.000 Haïtiens nous rappellent au quotidien qu’il faut accélérer la reconstruction », souligne Ban Ki-moon dans ce rapport sur les activités de la Mission de l’ONU en Haïti (MINUSTAH) et la situation dans le pays ces six derniers mois.

Ban Ki-moon salue la tenue du second tour de la présidentielle le 20 mars, « dans une atmosphère généralement calme et pacifique ». Lors de ce scrutin, l’ex-Première dame Mirlande Manigat affrontait le chanteur populaire Michel Martelly. Le Secrétaire général précise que « l’annonce par le Conseil électoral provisoire des résultats préliminaires est prévue le 31 mars » et « la proclamation des résultats définitifs, le 16 avril ».

Pour le chef de l’ONU, tout au long de ce processus électoral, la MINUSTAH a rempli son mandat « en coordonnant l’appui international à l’organisation des scrutins ».

Concernant les principaux défis qui attendent maintenant Haïti, le chef de l’ONU estime que le nouveau gouvernement haïtien « héritera de difficultés redoutables, auxquelles viendront s’ajouter le début de la prochaine saison des ouragans, l’absence de compétence du secteur public et la désillusion croissante de la population quant à la classe politique actuelle ».

Dans ce contexte, le Secrétaire général juge que « le prochain Président haïtien pourrait bien devoir faire face à une longue période de cohabitation difficile avec un parlement divisé où règnent les dissensions ». Il met en garde contre les risques présentés par le retour dans le pays de l’ancien dictateur Jean-Claude Duvalier.

En conclusion, Ban Ki-moon insiste sur le fait que Haïti « a l’occasion de prendre un nouveau départ sous la direction d’un nouveau gouvernement ». Pour y parvenir, « les nouveaux dirigeants doivent s’efforcer de panser les plaies d’une société à deux vitesses et offrir des emplois, un enseignement et des services à la population ».

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

Classé sous L'info.
LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
18/10/2017
Loading the player ...