Côte d'Ivoire : le Conseil de sécurité exige la fin de la violence et le départ de Laurent Gbagbo

Le Conseil de sécurité a adopté mercredi soir à l'unanimité la résolution 1975 sur la Côte d'Ivoire. Un texte dans lequel les quinze exigent la fin immédiate de la violence contre les civils et exhortent tous les acteurs ivoiriens à respecter l'élection d'Alassane Ouattara à la présidence de la Côte d'Ivoire.

Le projet de résolution présenté par la France et le Nigéria, comprend également des sanctions ciblées portant sur la restriction des voyages et les opérations financières de Laurent Gbagbo, de son épouse et de trois proches conseillers. Le texte exige de toutes les parties de respecter la sécurité de l’ONUCI et des autres membres du personnel de l’ONU en Côte d’Ivoire. Il se dit enfin vivement préoccupé par le nombre croissant de déplacés et de réfugiés ivoiriens, en particulier au Libéria.

Une résolution dont s’est félicité devant les journalistes le Représentant permanent de la Côte d’Ivoire, Youssoufou Bamba qui a insisté sur la protection des civils.

Une satisfaction également affichée par la France qui a coparrainé le texte comme l’a souligné devant la presse l’Ambassadeur Gérard Araud, à l’issue de la réunion du Conseil en mettant en exergue l’unanimité du Conseil mais aussi la rapidité avec laquelle la résolution a été adoptée, puisqu’il n’a fallu que six jours au Conseil pour se décider.

Une déclaration à la presse qui fait écho aux interventions faites par une dizaine de délégations qui avaient préalablement expliqué, dans la salle du Conseil, la position de leur pays à l’issue du vote. A commencer par le Nigéria, mais aussi les Etats-Unis, l’Inde, la Chine, sans oublier l’Afrique du Sud et le Gabon. Le Gabon dont le Représentant permanent, Noël Nelson Messone a expliqué que son pays a soutenu dès le mois de décembre, le renforcement des sanctions prises contre ceux qui recourent à la violence. Dès le 28 novembre, il a adhéré à la position de la communauté internationale, de l’ONU, de l’Union africaine et de la CEDEAO reconnaissant Alassane Ouattara comme président légitime de la Côte d’Ivoire.

Des explications de vote qui toutes ont fait ressortir la préoccupation des membres du Conseil de voir protégées les populations civiles, de voir les Ivoiriens emprunter le chemin de la paix et parvenir avec l’aide de l’ONU à une réconciliation nationale. Plusieurs intervenants ont aussi insisté sur l’obligation pour l’ONUCI de s’acquitter de son mandat de façon stricte et exclusive.

(Mise en perspective par Jérôme Longué, avec des extraits sonores des interventions de Youssoufou Bamba, Représentant permanent de la Côte d’Ivoire auprès des Nations Unies, de Gérard Araud, Représentant permanent de la France et de Noël Nelson Messone, Représentant permanent du Gabon)


Côte d’Ivoire : le Conseil de sécurité exige la fin de la violence et le départ de Laurent Gbagbo

Le Conseil de sécurité a adopté mercredi soir à l'unanimité la résolution 1975 sur la Côte d'Ivoire. Un texte dans lequel les quinze exigent la fin immédiate de la violence contre les civils et exhortent tous les acteurs ivoiriens à respecter l'élection d'Alassane Ouattara à la présidence de la Côte d'Ivoire.

Conseil de sécurité

Conseil de sécurité

Le projet de résolution présenté par la France et le Nigéria, comprend également des sanctions ciblées portant sur la restriction des voyages et les opérations financières de Laurent Gbagbo, de son épouse et de trois proches conseillers. Le texte exige de toutes les parties de respecter la sécurité de l’ONUCI et des autres membres du personnel de l’ONU en Côte d’Ivoire. Il se dit enfin vivement préoccupé par le nombre croissant de déplacés et de réfugiés ivoiriens, en particulier au Libéria.

Une résolution dont s’est félicité devant les journalistes le Représentant permanent de la France, Gérard Araud, à l’issue de la réunion du Conseil en soulignant l’unanimité du Conseil mais aussi la rapidité avec laquelle la résolution a été adoptée, puisque, nécessité aidant, il n’a fallu que cinq jours au Conseil pour se décider.

La déclaration à la presse du diplomate français fait écho aux interventions faites par une dizaine de délégations qui avaient préalablement expliqué, dans la salle du Conseil, la position de leur pays à l’issue du vote. A commencer par le Nigéria, mais aussi les Etats-Unis, l’Inde, la Chine, sans oublier l’Afrique du Sud et le Gabon. Le Gabon dont le Représentant permanent, Noël Nelson Messone a expliqué que son pays a soutenu dès le mois de décembre, le renforcement des sanctions prises contre ceux qui recourent à la violence. Dès le 28 novembre, il a adhéré à la position de la communauté internationale, de l’ONU, de l’Union africaine et de la CEDEAO reconnaissant Alassane Ouattara comme président légitime de la Côte d’Ivoire.

Les explications de vote ont fait aussi ressortir la volonté des membres du Conseil de voir protégées les populations civiles, de voir les Ivoiriens emprunter le chemin de la paix et parvenir avec l’aide de l’ONU à une réconciliation nationale. Enfin, plusieurs intervenants ont aussi insisté sur la nécessité de voir l’ONUCI s’acquitter de son mandat de façon stricte et exclusive.

(Mise en perspective par Jérôme Longué, avec des extraits sonores des interventions de Gérard Araud, Représentant permanent de la France auprès des Nations Unies, et de Noël Nelson Messone, Représentant permanent du Gabon auprès des Nations Unies.)

LE DERNIER JOURNAL
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23/10/2017
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