Santé : prendre des médicaments pour réduire le cholestérol

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) tire de nouveau la sonnette d'alarme face aux maladies cardiovasculaires et aux effets nocifs combinés de l'hypertension, du tabagisme et du cholestérol. L'agence onusienne qui essaie de réduire d'ici 2015, de 2% le nombre de décès dus aux maladies chroniques, met particulièrement l'accent sur le recours aux médicaments pour faire diminuer sensiblement les conséquences du cholestérol ainsi que les moyens de prévention qui varient d'un pays à l'autre.

Selon l’OMS, plus de 50 % des morts et des incapacités résultant des maladies cardiovasculaires et des accidents cérébrovasculaires, responsables au total de 12 millions de décès par an dans le monde, pourraient être évités au moyen de mesures nationales simples, peu coûteuses et efficaces et d’actions individuelles pour réduire les principaux facteurs de risque, comme l’hypertension, l’hypercholestérolémie, l’obésité et le tabagisme. La plupart des résultats de ces interventions associées peuvent être atteints dans les cinq années suivant leur instauration, l’évolution des maladies cardiovasculaires étant relativement facile à interrompre.

L’approche du « risque absolu » pour prendre en charge l’hypertension et les problèmes de cholestérol est également peu coûteuse et très efficace dans toutes les régions : elle est susceptible de conduire à une diminution spectaculaire du nombre des cas de cardiopathies ischémiques et d’accidents cérébrovasculaires. Elle implique de fournir aux personnes présentant un risque élevé « un traitement à faible dose », associant plusieurs médicaments : antihypertenseurs, statines et aspirine. Les faits ont récemment montré que ces traitements étaient bénéfiques dans tous les groupes à haut risque et même chez ceux qui ont une tension artérielle et un taux de cholestérol situés dans la moyenne ou un peu en dessous.

Si ces médicaments ont bien des effets secondaires, ceux-ci sont en général moins importants que ne le croit l’opinion en général et on peut encore les réduire par de faibles posologies. Les avantages dépasseront considérablement les inconvénients pour ceux qui présentent un risque élevé de maladie cardiovasculaire.

(Extrait sonore : Dr. Gojka Roglic, Médecin responsable du programme pour le diabète à l’OMS ; propos recueillis par Florence Westergard)

Classé sous Fréquence santé.
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20/10/2017
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