Libye : de la responsabilité de protéger

Lors de son discours prononcé le 22 février, le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a clarifié une chose: il est prêt à massacrer son propre peuple si cela lui permet de survivre.

A peine quelques jours après le début des manifestations en faveur de la démocratie, le nombre de morts a déjà atteint le millier selon plusieurs estimations. Il est probable que cela soit pire.

Rappelant les mots de la haine prononcés à la veille du génocide rwandais et repris par le Colonel Kadhafi qui a qualifié les manifestants de cafards, Edward Luck, Conseiller spécial de Ban Ki-moon sur la responsabilité de protéger, voit la réaction de la communauté internationale d’un œil positif
Ce qui a été fait n’est pas suffisant, selon Luck qui voit toutefois la pression internationale d’un œil positif.

Pour l’instant on ne parle pas encore d’une action ou de mesures concrètes qui seront prises par les États. Cela sera du ressort du Conseil de sécurité, mais on évoque la nécessité de traduire ceux qui sont responsables des violations aux droits de l’homme et des massacres collectifs devant la justice; bref la communauté internationale prend son temps, mais pour empêcher une telle tragédie de s’envenimer, elle devra sans doute intervenir.

Selon certains observateurs la réponse internationale à la crise libyenne a jusqu’à maintenant manqué de vision et de résolution. Les réactions initiales, avec leur vocabulaire convenu ne seraient pas à la mesure de la gravité des crimes commis.

(Mise en perspective de Maha Fayek)

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18/10/2017
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