Egypte : les pacifistes ne baissent pas les bras

Les manifestants anti-gouvernementaux ont appelé les Égyptiens à envahir toutes les places du pays vendredi pour exiger le départ d'Hosni Moubarak. Ces derniers sont parvenus à repousser les assaillants de la place Tahrir, après deux jours d'affrontements violents dans la capitale égyptienne. Depuis ce vendredi une nouvelle tactique serait mise à l'examen : l'accalmie, après la repression, l'oppression et la guérilla de rue. Certains estiment que le gouvernement tente de miser sur l'essoufflement des manifestants, à l'heure même où le nouveau Vice-président égyptien, a alimenté la colère contre les étrangers en affirmant à la télévision nationale que les troubles avaient été fomentés de l'extérieur.

Il a accusé les entreprises de presse d’être complices des manifestants qui exigent le départ immédiat du Président. De son côté Hosni Moubarak qui déclarait à la chaîne de télévision américaine ABC qu’il était fatigué et qu’il voulait quitter le pouvoir, mais qu’il ne pouvait pas le faire parce que son pays plongerait dans le chaos, n’a pas expliqué pourquoi la police et l’armée ne sont pas intervenus pour éviter le bain de sang de ces derniers jours et les violences perpétrés par les pro Moubarak contre les manifestants pacifistes.

Ces derniers jours et pas plus tard que ce matin, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon a une fois de plus réitéré son appel en faveur d’une transition rapide et pacifique, avec l’aide et le soutien de l’ONU si les égyptiens le veulent.

Mise en perspective de Maha Fayek

Classé sous L'info.
LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
18/10/2017
Loading the player ...