Conseil des droits de l'homme : les enjeux de la 16ème session

Le Conseil des droits de l'homme a ouvert ce 28 février sa seizième session, qui se tient au Palais des Nations à Genève jusqu'au 25 mars. Il a entamé son débat de haut niveau qui se déroulera au cours des trois premiers jours de la session.

Des déclarations d’ouverture ont été faites par Sihasak Phuangketkeow, Président du Conseil; Navi Pillay, HautCommissaire des Nations Unies aux droits de l’homme; Joseph Deiss, Président de l’Assemblée générale – organe de tutelle du Conseil; et Micheline Calmy-Rey, Présidente de la Suisse.

Le Président du Conseil a évoqué les «évolutions rapides» actuellement en cours dans le monde émettant l’espoir que les résolutions qui seront adoptées lors de la session se traduiraient par des actions concrètes.

Pour sa part, la Haut Commissaire aux droits de l’homme a souligné que cette session du Conseil des droits de l’homme se tenait dans une période historique mouvementée alors que des mouvements populaires massifs au Moyen-Orient demandent un changement pour les droits de l’homme et la démocratie. Elle a souligné que la communauté internationale a la grande responsabilité d’apporter son soutien en paroles et en actes pour aider les réformes indispensables. Elle a ajouté que le Conseil ne doit pas relâcher sa vigilance au sujet des événements en Libye.

Le Président de l’Assemblée générale de l’ONU s’est félicité de ce que le Conseil se soit saisi très rapidement de la question libyenne et a brossé un «tableau largement positif» des près de cinq années d’existence de l’institution.

La Présidente suisse a, pour sa part rappelé, que son pays a condamné les violences et l’usage excessif de la force par les autorités au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ou dans toute autre région du monde. Le Conseil doit agir pour répondre à l’aspiration de ces hommes et de ces femmes déterminés à voir leurs droits fondamentaux devenir réalité. Micheline Calmy-Rey s’est félicitée de l’attitude du Conseil, dont les membres n’ont pas failli à leur devoir en adoptant une résolution contre les violences commises en Libye. Ce Conseil, souvent critiqué par le passé, a démontré qu’il était capable de réagir en temps voulu, a conclu la Présidente de la Confédération.

Les dignitaires suivants se sont adressés au Conseil ce matin dans le cadre du débat de haut niveau: le Vice-Président de la Colombie, les Ministres des affaires étrangères de l’Australie, de la Fédération de Russie, des Maldives, de l’Espagne, du Mexique, de l’Afrique du Sud, des ministres, secrétaires d’État et vice-ministres du Sri Lanka, du Brésil, de la Tunisie et du Portugal, ainsi que la Haute Représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Catherine Ashton. La plupart des intervenants ont également porté leur attention sur les mouvements populaires qui ont surgi ces dernières semaines en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, la répression en Libye faisant l’objet d’une condamnation unanime. Un orateur s’est dit convaincu que «l’éveil musulman» annonçait l’avènement d’une ère nouvelle.

(Extrait sonore : Bacre Waly Ndiaye, Directeur de la Division du Conseil des droits de l’homme ; Haut Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme; propos recueillis par Alpha Diallo)


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16/10/2017
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