ONU: des diplomates libyens, porte-parole des manifestants

Plusieurs chefs d'État et institutions internationales condamnent la violence de la répression des manifestations. La haut commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme demande l'ouverture d'une enquête. Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réunit à hui clos pour discuter de la crise en Libye.

al-Qadhafi and Ban Ki-moon

Colonel Kadhafi et Ban Ki-moon

Lundi face à une communauté internationale plutôt timide et presque muette, Ban Ki-moon a pris les devants et a appelé le colonel Kadhafi à faire cesser les violences contre les manifestants, lui enjoignant vigoureusement de cesser les exactions aux droits de l’homme et soulignant fermement l’importance du respect des droits des manifestants et de la presse. Son entretien avec le numéro 1 libyen a duré plus d’une quarantaine de minutes… Entretien à l’issue duquel Ban ki-moon a souligné et réitéré son indignation par les scènes très choquantes» de tirs contre la foule, à partir d’hélicoptères ou d’avions de combat.

Intervention ferme de Ban ki-moon, à l’issue de laquelle les langues se sont peu à peu déliées; appel au calme de la communauté internationale, mais cela n’est guère suffisant pour Adam Tarbah, l’un des dissidents de la mission libyenne auprès des Nations Unies. À l’instar de plusieurs de ses collègues et du Représentant permanent adjoint de la même mission, il s’est rangé du côté des manifestants. Le diplomate libyen revendique, par ailleurs, une imminente intervention du Conseil de sécurité. “S’ils pensent que ceci relève des questions internes et que le Conseil n’a nul droit d’intervenir, à quoi servent-ils donc”, a-t-il martelé au micro de la Radio de l’ONU. “Doivent-ils attendre que nous soyons tous massacres”?…

Selon des témoins, lundi soir les forces armées du colonel Kadhafi se sont engagées dans un bras de fer sanglant pour le maintenir à la tête du pays. Entre deux entractes sanguinaires notez ces deux apparitions du numéro 1 lybien, l’une pour annoncer aux chaines de télé qu’il qualifie de “chiennes“, qu’il était bel et bien dans son pays et l’autre pour souligner qu’il ne quitterait pas le pouvoir et rappeler les fauteurs de trouble au bon souvenir de ses nombreuses victoires.

Mise en perspective de Maha Fayek, avec un extrait sonore d’Adam Tarbah, membre de la Mission permanente de la Lybie auprès des Nations Unies.

LE DERNIER JOURNAL
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17/10/2017
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