Afrique centrale : l’ONU renforce son partenariat pour la paix

À l'occasion d'une réunion lundi à N'Djamena, au Tchad, de la Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a regretté que l'instabilité persiste dans cette région et a souligné que l'ONU continuera à collaborer étroitement aux efforts pour instaurer une paix durable.

« La Communauté économique des Etats d’Afrique centrale a parcouru un chemin considérable depuis sa création en 1983 », a souligné Ban Ki-moon dans un message lu par sa Représentante spéciale et chef du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine, Sahle-Work Zewde.

« L’adoption, en juin 2002, du protocole portant sur la création d’un Conseil de paix et de sécurité en Afrique centrale, a constitué un tournant qui a favorisé la redynamisation de votre organisation », a-t-il ajouté.

Selon lui, la force multinationale d’Afrique centrale a contribué à la consolidation de la paix et à l’instauration de la stabilité en République centrafricaine. Les missions d’observation électorale déployées par la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale ont aidé à conférer une légitimité aux efforts faits au plan national pour promouvoir la bonne gouvernance et la démocratisation. « La Communauté économique des Etats d’Afrique centrale est également à l’origine d’initiatives encourageantes pour promouvoir le développement économique et social et accélérer l’intégration régionale », a-t-il ajouté.

En dépit de ces résultats, l’Afrique centrale n’a pas été en mesure d’offrir à sa population la prospérité et la stabilité espérées, a noté le Secrétaire général. « L’instabilité persiste. Les problèmes transfrontières tels que le trafic d’armes et de stupéfiants, l’exploitation illicite des ressources naturelles et une gouvernance laxiste entravent les progrès. Les groupes rebelles armés opèrent dans l’impunité. Les changements anticonstitutionnels de gouvernement, la corruption et les manipulations des lois fondamentales sont bien trop souvent monnaie courante.

Les peuples demandent qu’il soit mis fin à ces crimes et méfaits et exigent la mise en place de systèmes politiques transparents et participatifs dont les protagonistes soient tenus responsables de leurs actes ».
Le Secrétaire général a rappelé qu’au fil des ans le système des Nations Unies a élargi sa coopération avec la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale et coopère dorénavant avec l’organisation dans les secteurs de l’alerte rapide, de la médiation et de la prévention des conflits.

Pour intensifier cette coopération, le Conseil de sécurité de l’ONU a établi le Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale, qui doit être bientôt inauguré par le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires politiques, B. Lynn Pascoe.

(Mise en perspective de Maha Fayek)

Classé sous L'info, Maintien de la paix.
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20/10/2017
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