Sud-Soudan : la tenue du referendum dans le calme

Le referendum d'autodétermination du Sud-Soudan qui a démarré dimanche a enregistré une grande affluence au sud, tandis qu'au nord la participation est faible, a indiqué Denis Kadima, le Directeur de la Division référendaire et électorale intégrée des Nations Unies.

Préparatifs du référendum au Sud Soudan

Préparatifs du référendum au Sud Soudan

Dans le nord du pays, le taux de participation avoisine les 14%.En revanche dans le sud, il représente 30%, a-t-ilaffirmé.En dépit de quelques incidents signalés lors de cette consultation, dans l’ensemble le calme a prévalu au début de ce processus, souligne Denis Kadima.

Le président du panel de l’ONU en charge d’assister les parties à organiser le scrutin, Benjamin Mkapa, a également salué lundi les autorités pour le bon déroulement du processus le premier jour.

Le vote a commencé le 9 janvier et doit se prolonger jusqu’au 15 janvier. Plus de 2.600 bureaux et centres de vote ont été mis en place. La police de la Mission des Nations Unies au Soudan (MINUS) a formé plus de 22.000 policiers du Sud-Soudan ainsi que 1.448 membres d’unités de sécurité entrainés à la gestion des foules et le maniement d’armes spécifiques.

La veille du référendum sur l’autodétermination, plus de 120.000 de Sud-Soudanais ont quitté le Nord poussés « par la peur », a indiqué vendredi le Haut commissariat pour les réfugiés (HCR).

Dans un rapport sur la situation au Sud-Soudan rendu public vendredi, Ban Ki-moon a listé les priorités qui devraient être abordées et réglées rapidement après le scrutin.

« Pour garantir un atterrissage en douceur à la fin du processus référendaire et de la période de transition, les parties à l’Accord de paix global doivent s’entendre sur des questions qui seront cruciales pour la suite, notamment le partage des richesses, la gestion des avoirs et des dettes, la citoyenneté et les dispositions concernant la sécurité des frontières. Il est essentiel que les parties parviennent, avant le référendum, à un accord-cadre d’ensemble sur ces questions décisives », a-t-il déclaré dans son rapport.

Selon le chef de l’ONU, l’une des questions les plus pressantes pour l’après-référendum est celle de la citoyenneté. « Les changements qui pourraient être apportés à leurs droits, notamment en matière d’emploi et de propriété, à la suite du référendum constituent une préoccupation majeure pour les Sud-Soudanais qui vivent dans le Nord et pour les Soudanais originaires du Nord qui vivent au Sud-Soudan », a-t-il précisé.

(Extrait sonore : Denis Kadima, Directeur de la Division référendaire et électorale intégrée des Nations Unies ; propos recueillis par Jean-Pierre Amissi Ramazani)


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16/10/2017
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