Sri Lanka : l’ONU au secours des victimes des inondations

Depuis plusieurs jours, des pluies torrentielles dues à la mousson ont provoqué de graves inondations dans l'est et le centre du pays, causant des glissements de terrain, des crues record et entrainant le déplacement d'un million de personnes. Plus d'un million de personnes sont affectées par cette catastrophe.

L’ONU apporte son aide au gouvernement sri lankais pour recueillir des informations sur les besoins immédiats des centaines de milliers de personnes touchées par des inondations causées par des pluies torrentielles. Dans le courant de la semaine prochaine, les Nations Unies lanceront un appel de fonds d’urgence pour répondre aux besoins des communautés, avant d’examiner les effets à long terme de ces inondations, notamment les dégâts causés sur l’agriculture, les infrastructures et les logements.

Selon le Centre de gestion des catastrophes, au 13 janvier, 1,08 million de personnes (plus de 287.000 familles) avaient été touchées par les inondations, dont 325.000 personnes déplacées et provisoirement logées dans 591 centres d’accueil temporaires.
En dépit des difficultés d’accès aux zones sinistrées, les premières informations recueillies indiquent que les populations ont en priorité besoin d’articles non alimentaires et d’eau potable.

D’ores et déjà, le Programme alimentaire mondial (PAM) a fourni une aide d’urgence pour quelque 400.000 victimes. Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF)) a envoyé cinquante réservoirs d’eau de 1.000 litres chacun, des comprimés de purification d’eau pour deux millions de litres, 7.000 bâches, 7.000 matelas, 3.000 seaux, 30.000 barres de savon et des ustensiles de cuisine.

De son côté, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a pris en charge le financement d’une partie des opérations de cliniques médicales mobiles mises en place par le ministère sri lankais de la santé. L’OMS a également fourni 60.000 comprimés de purification de l’eau et travaille, en collaboration avec les équipes médicales du ministère, à lutter contre d’apparition de maladies hydriques dans les zones touchées.

(Interview : Elisabeth Byrs, porte-parole du Bureau de la Coordination des affaires humanitaires des Nations Unies; propos recueillis par Alpha Diallo)


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17/10/2017
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