Santé maternelle et infantile : les Etats doivent tenir leurs promesses

Le Secrétaire général de l'ONU a plaidé pour plus de responsabilité et de transparence dans le cadre de la Stratégie globale pour la santé infantile et maternelle. Selon Ban Ki-moon, c'est généreux de faire de promesses de dons, mais ces seules promesses ne permettent pas de construire des infrastructures sanitaires ou de vacciner des enfants. Le Chef de l'ONU a fait cette déclaration en marge de la première réunion de la Commission d'information et de responsabilisation pour la santé de la femme et de l'enfant des Nations Unies, qui s'est tenue ce mercredi à Genève.

Selon Ban Ki-moon, les pays donateurs doivent tenir leurs promesses et de la même manière il est crucial qu’ils puissent savoir si les investissements mènent à des progrès durables. Une façon de rappeler le devoir de transparence des gestionnaires de fonds alloués par les donateurs. A cet égard, la Directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et membre de cette commission note que « la transparence est vitale. Cela signifie qu’il faut tenir les promesses données et mesurer les résultats ».

Au cours de cette réunion de Genève, les membres de la Commission ont fait valoir leur détermination à veiller à ce que les fonds internationaux pour la santé des mères et des enfants des pays en développement soient dépensés là où ils sont les plus nécessaires et qu’on rende des comptes à leur sujet.

La Commission de haut niveau en charge de suivre les flux des ressources destinées à la Stratégie globale pour la santé infantile et maternelle a été créé le 16 décembre dernier. Elle fait suite à l’engagement des Etats qui ont promis en septembre dernier d’allouer plus de 40 milliards de dollars dans le cadre de la Stratégie globale pour la santé infantile et maternelle. Objectif, sauver la vie de 16 millions de femmes et d’enfants d’ici à 2015.
Il a été demandé à l’OMS d’établir un mécanisme de suivi et de surveillance. La Commission sur l’information et la transparence pour les femmes et les enfants devra suivre ainsi les flux d’aide collectés, identifier les secteurs ou les besoins urgents et explorer les opportunités pour l’innovation en termes d’accès aux technologies de l’information afin d’améliorer l’accès à des données viables.

La Commission est coprésidée par le Président de Tanzanie, Jakaya Kikwete, et le Premier ministre du Canada, Stephen Harper. Le Secrétaire général de l’Union internationale des télécommunications (UIT), Hamadoun Touré, et la Directrice générale de l’OMS, Margaret Chan, en feront partie. La Commission présentera son rapport final en mai 2011.

(Extrait sonore : Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies; mise en perspective d’Alpha Diallo à Genève)


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11/12/2017
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