RDC : l'UNESCO au chevet des sites du patrimoine naturel mondial

Une réunion de haut niveau entre les autorités de la République démocratique du Congo (RDC) et l'UNESCO se tiendra à Kinshasa le 14 janvier afin d'examiner les moyens de renforcer la protection des cinq sites congolais inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Des éléphants et des buffles en République Démocratique du Congo. © Kim Gjerstad

Des éléphants et des buffles en République Démocratique du Congo. © Kim Gjerstad

Cette réunion, organisée conjointement par le gouvernement de la RDC et par l’UNESCO, sera présidée par le Premier ministre congolais, Adolphe Muzito, et par la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova.

Les cinq sites en péril sont les parcs nationaux des Virunga, de la Garamba, de Kahuzi-Biega, et de la Salonga, ainsi que la Réserve de faune à okapis. Ils abritent une gamme unique de plantes et d’animaux, dont le gorille des montagnes et l’okapi.

Tous ces sites ont pâti de l’instabilité politique dans la région des Grands Lacs ces vingt dernières années. L’insécurité permanente due à la présence de groupes armés, à la prolifération des armes, ainsi qu’à l’effondrement total de la loi et de l’ordre, ont permis un braconnage massif. Il est à craindre que le rhinocéros blanc du Nord qui vivait dans le Parc national de la Garamba n’ait été exterminé, tandis qu’un grand nombre d’okapis – girafe forestière extraordinaire se rencontrant uniquement en RDC – ainsi que les populations d’éléphants ne connaissent un grave déclin. Si la population de gorilles des montagnes demeure stable dans les Virunga, le nombre de gorilles de Grauer dans le Kahuzi-Biega est en forte baisse. La déforestation dans les Virunga liée à la production illégale de charbon de bois continue de menacer et de réduire l’habitat des gorilles. L’exploitation minière artisanale illégale a d’ores et déjà un impact sur plusieurs sites, tandis que l’attribution de nouvelles concessions minières et pétrolières pourrait affecter leur statut de sites du patrimoine mondial.

La réunion se penchera sur l’état de ces sites naturels, elle renforcera l’engagement pris en faveur de leur restauration et leur sauvegarde par les autorités congolaises, elle redéfinira le soutien apporté par la communauté internationale et adoptera les grandes lignes d’un plan d’action. Parmi les participants figurent des ministres et des représentants d’organisations intergouvernementales et non gouvernementales, y compris d’importants donateurs.

(Extrait sonore : Guy Debonnet, Chef de l’Unité des projets spéciaux au Centre du Patrimoine mondial de l’UNESCO; propos recueillis par Jérôme Longué)


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15/12/2017
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