Haïti : un an après le séisme, l’ONU défend son bilan

L'ONU défend le bilan des activités de ses agences humanitaires à Haïti, un an après le séisme dévastateur qui a fait plus de 250.000 morts et déplacé plus de deux millions de personnes. Selon la porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA), c'est un bilan qui ne doit pas être sous-estimé. Elisabeth Byrs reconnaît toutefois qu'il y a eu « un démarrage très difficile car c'est la première fois qu'une capitale a été endommagée à ce point ».

@WFP/Anne Poulsen

@WFP/Anne Poulsen

L’OCHA rappelle par ailleurs le contexte d’Haïti avant le séisme, avec « une situation très difficile et un état de grande pauvreté socio-économique ». « Il ne s’agit pas de sous-estimer le travail des agences humanitaires mais il faut cependant être modeste car il y a énormément de travail », relativise Elisabeth Byrs.

Les humanitaires ont été notamment pointés du doigt sur la question des sans-abri. En effet, plus de 800.000 personnes vivent toujours dans des camps en Haïti près d’un an après le séisme. Il y a actuellement 810.000 personnes qui vivent sur 1.150 sites de camps précaires à Port-au-Prince et en province », selon des chiffres fournis par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Environ un million et demi de personnes ont perdu leur maison dans le tremblement de terre. Dans ces conditions, Elisabeth Byrs réfute le terme d’échec tout en rappelant qu’il est très difficile de reloger tout le monde avec le retard pris dans l’enlèvement des débris, sans oublier le problème de la terre à Port-au-Prince.

Le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU souligne que 31 000 abris transitoires ont été construits. Près de 400 000 maisons ont été réparées. Le nombre des personnes déplacées vivant dans les camps est passé de 1,5 million en juillet 2010 à 1,05 million en novembre, ce qui représente une baisse de 30 % sur une période de cinq mois.

Un an après le séisme, la lutte contre le choléra reste le défi des humanitaires pour 2011 non sans insister sur l’importance de la phase de reconstruction. L’ONU rappelle que l’engagement humanitaire sera important en 2011, notamment pour continuer à diminuer le taux de mortalité lié au choléra et protéger les Haïtiens les plus vulnérables.

(Interview : Elisabeth Byrs, porte-parole du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU; propos recueillis par Alpha Diallo)


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18/10/2017
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