Darfour : le camp de Zam Zam fouillé par l'armée et la police

A la suite du déploiement le 23 janvier de policiers et militaires soudanais dans le camp de déplacés de Zam Zam au Darfour, le Représentant spécial conjoint de l'ONU et de l'Union africaine au Darfour, Ibrahim Gambari, a appelé les autorités « à la retenue » et a renforcé le contingent de Casques bleus.

A six heures du matin, plus d’une centaine de véhicules de policiers et militaires soudanais se sont déployés dans le camp à la recherche de criminels, d’armes et de substances illégales. Les autorités ont prévenu la Mission conjointe de l’ONU et de l’Union africaine au Darfour (MINUAD) environ trois heures après avoir déclenché l’opération.

Le Représentant spécial a alors appelé «à la retenue particulièrement dans l’usage de la force et à garantir que personne ne soit blessé». Ibrahim Gambari a ensuite envoyé une mission d’évaluation composée de Casques bleus et de membres du Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA) et du Haut commissariat aux réfugiés (HCR) afin de garantir « que la sécurité et les droits des communautés soient respectés ».

L’opération s’est soldée par l’arrestation de 37 individus pour « raisons inconnues », la saisie d’un véhicule tout terrain, d’une quantité « indéterminée » de munition et de substances illégales, a précisé la MINUAD. Selon la mission d’évaluation de l’ONU malgré « une atmosphère tendue » aucun coup de feu n’a été tiré ni aucune violence n’a été observée. « Alors que la protection des civils est au cœur de la mission de la MINUAD, la sécurité de tous relève de la responsabilité du gouvernement du Soudan », a rappelé la Mission conjointe qui a renforcé sa présence dans le camp de déplacés.

(Extrait sonore : Kemal Saiki, Directeur de la communication de la MINUAD ; propos recueillis par Martial Asseme)

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23/10/2017
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