Inondations en Australie, Sri Lanka et Brésil : la faute à la Niña?

Après les inondations en Australie, au Sri Lanka et au Brésil, tous les regards se tournent vers le phénomène climatique La Niña. Et selon l'Organisation météorologique mondiale (OMM), le phénomène La Nina est largement considéré comme étant l'un des facteurs à l'origine des inondations en Australie. A l'opposé d'El Niño, la Niña se caractérise par une hausse des températures de surface de la mer des secteurs central et oriental du Pacifique. « Il faut s'attendre à un bouleversement atmosphérique », avertit Omar Baddour, responsable des données climatologiques à l'OMM.

Selon l’OMM, le phénomène La Niña s’accompagne en général de fortes pluies en Indonésie, Malaisie et Australie, de périodes de sécheresse en Amérique du Sud et en Afrique de l’Est, de tempêtes dans l’Atlantique tropical, de vagues de froid en Amérique du Nord et d’un temps pluvieux dans le sud-est de l’Afrique.

Si La Niña peut expliquer en partie les inondations en Australie, l’OMM note qu’il faut s’attendre par ailleurs à une forte sécheresse en Afrique de l’Est. Selon Omar Baddour, « les saisons pluvieuses au Kenya, en Somalie, en Ouganda, en Erythrée, en Somalie et au Nord de la Tanzanie, sont généralement influencées par le phénomène la Niña, avec une pluviométrie en dessous de la moyenne ». « La sécheresse est déjà beaucoup plus visible en Somalie », précise le responsable des données climatologiques à l’OMM.

La Niña se caractérise par des températures océaniques anormalement basses dans la zone centrale et orientale du Pacifique équatorial. El Niño, à l’inverse, se caractérise par des températures océaniques anormalement élevées. Ces deux manifestations du même phénomène peuvent s’étendre sur douze mois ou plus et perturber la configuration habituelle des précipitations ainsi que la circulation atmosphérique aux latitudes tropicales et avoir des répercussions à grande échelle sur le climat dans de nombreuses régions du monde, auxquelles sont associés des risques liés au climat.

(Extrait sonore : Omar Baddour, responsable des données climatologiques à l’Organisation météorologique mondiale; propos recueillis par Alpha Diallo)



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14/12/2017
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