Côte d’Ivoire : l’OIM contribue au rapatriement des migrants

L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) va aider au rapatriement de 652 ressortissants guinéens qui vivent en Côte d'ivoire et qui ont décidé de rentrer dans leur pays d'origine en raison de la tension post-électorale à Abidjan. De plus, des pays comme le Burkina Faso, le Mali et le Libéria ont explicitement demandé à l'OIM de les aider à rapatrier leurs ressortissants en cas d'aggravation de la situation politique en Côte d'Ivoire. Il s'agit d'un plan de contingence qui permettrait le rapatriement des ressortissants de ces trois pays, mais également ceux de la Guinée et du Ghana.

« L’OIM a reçu des demandes de rapatriement de personnes vulnérables mais elles ne sont pas encore quantifiées. Pour l’instant, l’OIM n’a pas encore réussi à cumuler le nombre de personnes vivant en Côte d’Ivoire qui désirent obtenir une aide au retour », précise le porte-parole de l’OIM. Selon Jean-Philippe Chauzy, la plupart des populations étrangères essaient d’attendre pour voir comment la situation va évoluer. Dans un premier temps, il s’agirait d’une aide à l’évacuation des ressortissants ouest africains en Côte d’Ivoire, comme cela a été le cas en 2003 quand nous avons aidé 10 000 personnes à rentrer dans leur pays d’origine à la suite du conflit civil.

L’OIM et les différentes agences onusiennes ont effectué la semaine dernière une mission d’évaluation aux frontières de la Côte d’Ivoire avec le Ghana et du Mali. Pour ce pays, Faragouaran et Zantiébougou ont été retenus comme d’éventuels sites possibles pouvant accueillir les Maliens de Côte d’Ivoire.

Les préparatifs sont en cours pour aider des dizaines de milliers de migrants en Côte d’Ivoire à rentrer au Ghana, en Guinée, au Mali, au Liberia et au Burkina Faso. Mais l’OIM se prépare au pire des scénarios en cas de détérioration de la situation politique en Côte d’Ivoire qui pourrait menacer la vie des populations étrangères. Dans ces conditions, l’OIM pourrait ainsi aider au rapatriement d’urgence de 200 000 personnes au Burkina Faso, 150.000 Maliens 50 000 Guinéens 50.000, 25.000 Libériens et 20.000 Ghanéens.

Selon Jean-Philippe Chauzy, l’OIM se tient prête à aider les populations étrangères vivant en Côte d’Ivoire qui auraient décidé de quitter ce pays en cas d’une détérioration de la situation. Dans ces conditions, l’OIM travaille avec les autorités du Burkina Faso, Mali et du Ghana ainsi que des agences onusiennes pour mettre en place un Plan de contingence qui pourrait faciliter le rapatriement des étrangers vivant en Côte d’Ivoire.
L’OIM lance un appel de fonds de 3,5 millions de dollars pour financer ces opérations de rapatriement éventuel des ressortissants ouest africains et pour venir en aide aux personnes déplacées de l’Ouest de la Côte d’ivoire.

(Extrait sonore : Jean-Philippe Chauzy, porte-parole de l’OIM; propos recueillis par Alpha Diallo)


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20/10/2017
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