Côte d'Ivoire : inventaire des exactions depuis la crise postélectorale

L'organisation internationale de défense des droits de l'homme, Human Rights Watch, a publié un rapport selon lequel les forces de sécurité sous le contrôle de Laurent Gbagbo, ainsi que les milices qui le soutiennent, ont commis depuis fin novembre 2010 des exécutions extrajudiciaires, des actes de torture et des viols et ont procédé à des disparitions forcées.

Human Rights Watch indique qu’une enquête approfondie sur les exactions perpétrées dans la capitale commerciale de la Côte d’Ivoire, Abidjan, a révélé une campagne souvent organisée de violences visant les membres des partis politiques d’opposition, les groupes ethniques du nord du pays, les musulmans et les immigrés des pays ouest-africains voisins.

Les chercheurs de Human Rights Watch se sont entretenus avec plus de 100 victimes et témoins des violences, notamment des meurtres perpétrés par des membres des milices avec des briques et des barres de fer, et des agressions sexuelles commises sous les yeux de membres de leurs familles. Les témoins ont décrit la façon dont des proches ou des voisins ont été traînés hors de leurs maisons, des mosquées, des restaurants ou capturés dans la rue et forcés à monter dans des véhicules qui attendaient. Nombre de ces personnes ont été portées « disparues », et certaines victimes ont été retrouvées mortes.

(Extrait sonore : Jean-Marie Fardeau, Directeur de Human Rights Watch à Paris ; propos recueillis par nos confrères d’ONUCI-FM)


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23/10/2017
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