SIDA: l’épidémie ralentit mais il ne faut pas relâcher les efforts

La Communauté internationale célèbre ce 1er décembre, la Journée mondiale de la lutte contre le SIDA. A cette occasion le Secrétaire général de l'ONU constate que depuis 30 ans le SIDA sème la souffrance et la mort. Mais parallèlement, au fil des années, la communauté mondiale a uni ses forces et lutté avec passion pour sauver des vies, faisant ainsi une réelle différence partout dans le monde.

Pour Ban Ki-moon, l’objectif est clair : la prévention, le traitement, les soins et l’assistance doivent devenir universels. Il faut, selon lui, placer la barre à zéro pour qu’il n’y ait plus aucune nouvelle infection, plus aucune discrimination et plus aucun décès dû au SIDA.

De son côté, Michel Sidibé, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, a présenté dans son message, le bilan des avancées de la lutte contre le SIDA dans le monde. Selon lui, le monde a réussi à enrayer l’épidémie et commence à inverser la propagation du VIH/SIDA. Michel Sidibé a indiqué que le nombre de nouvelles infections et de décès liés aux VIH/SIDA a été réduit de près de 20%. Mais il a déploré que « près de 30 millions de personnes aient perdu la vie au cours des trois dernières décennies », soulignant que « quelque 10 millions de personnes étaient toujours en attente de traitement». « Nos gains durement acquis sont fragiles, notre engagement dans la riposte au VIH/Sida doit donc rester forte » et « Grâce à votre engagement, celui de l’ONUSIDA et de toute la famille des Nations Unies, nous changeons le cours de l’épidémie de SIDA.

J’ai appelé à l’élimination virtuelle de la transmission mère-enfant d’ici à 2015. Une génération sans SIDA est possible », a-t-il ajouté.

Selon le rapport 2010 de l’ONUSIDA, 1,8 million de personnes sont décédées de maladies liées au virus du Sida en 2009, chiffre inférieur de près d’un cinquième à celui de 2004. Fin 2009, l’ONUSIDA estimait par ailleurs à 33,3 millions le nombre de personnes vivant avec le VIH/SIDA, chiffre supérieur à 2008, qui montre en fait un allongement de la durée de vie des malades, grâce à l’élargissement de l’accès aux traitements antirétroviraux. Toujours selon le rapport, de 2001 à 2009, le nombre de nouvelles infections au VIH/SIDA s’est stabilisé ou à diminué de plus de 25% dans 56 pays, dont 34 d’Afrique subsaharienne.

L’Afrique subsaharienne reste la région la plus affectée par l’épidémie – la zone concentre 69% de l’ensemble des nouvelles infections à VIH. Dans sept pays, principalement en Europe orientale et en Asie centrale, le nombre de nouvelles infections à VIH a augmenté de 25%.

(Extrait sonore : Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA)


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15/12/2017
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