OIM: 30 migrants morts à la frontière du Yémen avec l’Arabie Saoudite

Une trentaine de migrants originaires principalement d'Afrique sont morts ces dernières semaines à la frontière entre l'Arabie Saoudite et le Yémen où vivent dans des conditions catastrophiques un nombre croissant de candidats à l'immigration. Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), ces migrants sont décédés ces dernières semaines des suites de maladies ou après des violences.

Des réfugiés somaliens attendent de se faire enregistrer au Yemen

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Le dernier décès remonte à mardi dernier et témoigne de la dégradation de la situation à la frontière. Selon le porte-parole de l’OIM, ces décès soulignent toutefois l’urgence à venir en aide à un nombre croissant d’immigrés clandestins dans une situation désespérée. « Ils vivent en plein air et souffrant d’importants problèmes de santé après avoir effectué un trajet très périlleux depuis la Somalie, l’Ethiopie ou le Soudan pour tenter de rejoindre l’Arabie saoudite », note Jean-Philippe Chauzy.
Cet afflux croissant de migrants va nécessiter une opération d’envergure des humanitaires, selon l’OIM qui a réclamé de toute urgence un million de dollars pour venir en aide à 1.000 personnes dans les plus brefs délais.

Le Yémen est depuis longtemps un itinéraire de transition pour les migrants et les demandeurs d’asile qui se déplacent depuis la Corne de l’Afrique vers le Moyen-Orient et au-delà. Cependant, le conflit entre les insurgés houthis et les forces du gouvernement dans la province yéménite de Saad, et le renforcement des frontières en Arabie Saoudite ces derniers mois, sont la cause de l’accumulation de migrants à Haradh, le seul poste frontière ouvert avec l’Arabie Saoudite.

Bien que la plupart des migrants à Haradh soit de jeunes hommes originaires d’Ethiopie, et parfois de Somalie et du Soudan, il y a également des femmes et des enfants. La plupart des migrants à Haradh et ses alentours vivent dans des conditions désastreuses. Après un long et dangereux périple à pieds et en bateau, depuis l’Ethiopie, la Somalie ou le Soudan vers la frontière arabe, ils sont souvent en très mauvaise santé, victimes de déshydratation et de malnutrition.

(Extrait sonore : Jean-Philippe Chauzy, porte-parole de l’Organisation internationale pour les migrations ; propos recueillis par Alpha Diallo)


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18/10/2017
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