Côte d'Ivoire : violations des droits de l'homme, une résolution adoptée par l'ONU

Le Conseil des droits de l'homme a lors d'une session spéciale à Genève, consacrée à la Côte d'Ivoire adopté une résolution dénonçant les atrocités commises âpres les élections de novembre.

Conseil des droits de l'homme
Conseil des droits de l’homme
Au début des travaux, la Haut-Commissaire adjointe de l’ONU aux droits de l’homme, a indiqué qu’entre le 16 et le 21 décembre, les représentants du Haut Commissariat ont confirmé 173 allégations de meurtre, 90 de torture et de mauvais traitement, 471 arrestations et détentions et 24 disparitions forcées. Il n’a pas été possible d’enquêter sur des dénonciations faisant état de fosses communes, le Représentant spécial du Secrétaire général ayant été empêché par la force de se déplacer pour vérifier de telles allégations.

Kyung-wha Kang a également déclaré que l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (UNOCI) a mis en place une ligne téléphonique d’urgence qui reçoit en moyenne trois cents appels par jour. Elle s’est dite en outre préoccupée par la mainmise des partisans de M. Gbagbo sur les moyens de communication, y compris la radio et la télévision nationales, à des fins de propagation de la haine et de la violence parmi la population et pour diffuser des informations mensongères au sujet des Nations Unies.

La Haut-Commissaire adjointe a réitéré l’appel des Nations Unies aux leaders ivoiriens afin de prévenir toute violation des droits de l’homme et de s’abstenir de toute incitation à la haine et à la violence. Les auteurs de telles violations des droits de l’homme devront répondre de leurs actes, a-t-elle averti.

Plusieurs intervenants ont notamment souligné que la volonté exprimée par les urnes doit être respectée. Le Burkina Faso estime urgent de faire respecter le choix du peuple ivoirien, de soutenir l’instauration des institutions ivoiriennes, de protéger les populations ivoiriennes et étrangères vivant dans ce pays et de mettre un terme aux violations des droits de l’homme actuellement commises dans ce pays. Ce point de vue n’est pas partagé par la Fédération de Russie.

Selon Valery Loshchinin, les problèmes issus de l’élection doivent cependant être régis en fonction de la loi nationale ivoirienne. Il ne convient donc pas que les observateurs extérieurs, y compris le Conseil des droits de l’homme, proclament la victoire de tel ou tel candidat. Le représentant a appelé de ses vœux la recherche d’une solution politique au conflit actuel, notamment par le biais d’une médiation des pays africains.

Au nom du Groupe africain, le Nigeria a déposé le projet de résolution qui dénonce les atrocités commises en Côte d’Ivoire et appelle au respect de la volonté du peuple ivoirien.

(Mise en perspective d’Alpha Diallo, avec un extrait sonore de Prosper Vokouma, Représentant du Burkina Faso)

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20/10/2017
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