Côte d'Ivoire : réunion d'urgence de la CEDEAO

La Communauté économique des états d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) s'est réunie mardi à Abuja, au Nigeria pour examiner l'impasse politique qui perdure en Côte d'Ivoire depuis l'annonce des résultats du second de la présidentielle.

Au terme de leur Sommet extraordinaire sur la Côte d’Ivoire, les Etats membres de la CEDEAO ont « condamné dans les termes les plus fermes la tentative de saper la volonté du peuple ivoirien qui s’est exprimé librement le 28 novembre », date du second tour de l’élection présidentielle.

 « Afin de protéger la légitimité du processus électoral, le sommet approuve les résultats annoncés par la Commission électorale indépendante et certifiés par le Représentant de l’ONU en Côte d’Ivoire », indiquent-ils dans leur déclaration finale, avant de souligner qu’ils « reconnaissent Alassane Ouattara comme le président élu et par conséquent, le représentant de la voix librement exprimée du peuple ivoirien ».

« Le Sommet appelle Laurent Gbagbo à reconnaître les résultats du second tour, certifiés par l’ONU, et à renoncer au pouvoir sans délai, dans l’intérêt du peuple ivoirien », ajoutent encore les chefs d’Etats et de gouvernements ouest-africains, qui ont décidé « de mettre en oeuvre l’article 45 du Protocole de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance. Ce dernier autorise des sanctions contre la Côte d’ivoire, dont la suspension de sa participation aux organes de décision de la CEDEAO ».

Ces assises avaient suscité bien d’attentes dans les camps des d’Alassane Ouattara, proclamé vainqueur des élections par la Commission électorale indépendante (CEI) et reconnu par l’ONU ainsi que la communauté internationale et Laurent Gbagbo, le Président sortant confirmé à son poste par le Conseil constitutionnel ivoirien.

Pour La majorité présidentielle (LMP) de Laurent Gbagbo, cette réunion de la CEDEAO devait être l’occasion d’affirmer et de soutenir la souveraineté de la Côte d’Ivoire. Un message relayé par Pascal Affi Nguessan, président du Front populaire ivoirien (FPI) qui a appelé tous les états africains et en développement à prendre fait et cause pour Laurent Gbagbo, car dit-t-il, au-delà de la Côte d’Ivoire, « c’est leur stabilité qui est en jeu ».

Quant au camp d’Alassane Ouattara, il attendait de la CEDEAO qu’elle exige de Laurent Gbagbo l’abandon du pouvoir. Albert Mabri Toikeusse, membre de la direction du Rassemblement des houphouetistes pour la démocratie et la paix (RHDP) et Porte-parole d’Alassane Ouattara a exclu toute négociation avec le camp Gbagbo, faisant valoir que son candidat a gagné par le biais des urnes.

(Extraits sonores : Pascal Affi Nguessan, Président du Front populaire ivoirien, Mabri Toikeusse, membre de la direction du RHDP; propos recueillis par ONUCI-FM)

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16/10/2017
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