Haïti/ONU: nouvelle synergie pour lutter contre le choléra

Les Nations Unies et leurs partenaires viennent de mettre en place un plan stratégique d'anticipation et de réponse à une possible extension de l'épidémie du Choléra en Haïti.

Ccholéra en Haiti

Ccholéra en Haiti

La stratégie comprend des projets d’assainissements et de soins qui seront menés par 42 organisations non gouvernementales, cinq organismes des Nations Unies et l’Organisation internationale pour la Migrations, ainsi que le Ministère de la santé publique et de la Population et d’autres entités,

Les Nations Unies lancent un appel à contribution de près de 164 millions de dollars.

La Stratégie est fondée sur des projections prévoyant jusqu’à 200.000 personnes contaminées par la maladie dans les 6 à 12 prochains mois, avec des symptômes allant de diarrhées légères à de graves déshydratations pouvant entrainer la mort. Cette estimation est basée sur les expériences d’épidémie de choléra dans d’autres pays et sur les évaluations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Sur les dix départements d’Haïti, cinq ont été directement touchés par le choléra jusqu’à présent, avec plus de 11.000 personnes hospitalisées et plus de 700 morts. Les épidémiologistes s’attendent désormais à voir de nouveaux foyers apparaître dans différentes parties du pays, dans les prochains jours, semaines et mois. Ils estiment donc que les dispositifs et les moyens déployés devront rester en place pour au moins six mois.

« Bien que le nombre de personnes touchées continue d’augmenter, il est clair que la communauté humanitaire internationale a pu réagir rapidement et efficacement grâce à ses stocks de matériels et son personnel déjà sur le terrain, ce qui a permis d’éviter de nombreux décès », a souligné la porte-parole du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), Elisabeth Byrs, lors d’une conférence de presse à Genève.

« Actuellement 15 centres de traitement du choléra sont en place dans le pays, dont sept dans la capitale Port-au-Prince. Dans la région de l’Artibonite d’où est partie l’épidémie, 60% des habitants ont reçu des sels de réhydratation ou des comprimés de purification d’eau et des campagnes d’information ont été menées », a-t-elle ajouté, avant de souligner la nécessité « de renforcer d’urgence les efforts, en termes de logistique, de personnel médical et de stocks de médicaments disponibles »

Interview : Elisabeth Byrs, Porte-parole de la Coordination humanitaire des Nations Unies; propos recueillis par Maha Fayek


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15/12/2017
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