Ghajar : un retrait positif pour l’ONU

Ban Ki-moon s'est félicité de la décision de retrait d'Israël de la partie nord du village de Ghajar à la frontière entre Israël, le Golan et le Liban en application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Une décision favorablement accueillie par l'ONU et la FINUL; mais qui ne satisfait pas les populations sur place.

Ban Ki-moon

Ban Ki-moon

Le Parlement israélien a donné son feu vert au retrait de ses troupes du village de Ghajar, situé au Liban-Sud, à la frontière des deux pays.

Israël s’était emparé de Ghajar, situé sur le plateau du Golan qu’il a conquis à la Syrie, lors de la guerre de 1967. En l’an 2000, une commission de l’ONU avait décidé que la partie nord du village serait intégrée au Liban.

La partie sud de la commune était contrôlée depuis quatre ans par l’armée israélienne, parce qu’Israël estimait que la localité constituait une menace pour sa sécurité. Il craignait que le Hezbollah libanais prenne le contrôle de la région.

Divisé en deux, la partie nord en territoire libanais et la partie sud en territoire israélien, le village sera contrôlé par la force d’intervention de paix des Nations Unies.

Même si elle a pris la nationalité israélienne, la population de Ghajar s’estime syrienne. La situation inextricable du village de Ghajar illustre bien la complexité des enjeux dans la région. Les habitants de sa partie nord ont mal reçu la déclaration faite par Israël et ne veulent pas passer sous le contrôle de l’ONU et du Liban, car cela signifierait leur passage obligé à un statut de réfugié au Liban. De plus les habitants du nord qui sera récupéré par le Liban seraient séparés de leurs familles dans le sud de Ghajar qui resterait sous contrôle israélien. Ils perdraient enfin des parcelles de leurs terres lors de la délimitation des nouvelles frontières.

Selon des observateurs des Nations Unies, le retrait israélien de Ghajar pourrait permettre de rétablir la confiance entre la Syrie et Israël. Ces deux pays sont techniquement en guerre depuis plus de 40 ans. Cela semblerait se faire, malheureusement, au détriment de l’intérêt collectif des habitants de Ghajar.

(Mise en perspective de Maha Fayek)


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15/12/2017
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