FIDH: la mort de la démocratie au Myanmar

Les élections au Myanmar, vingt ans après les dernières organisées dans le pays, ont consacré la mort de la démocratie, a annoncé la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH).

Photo : FIDH

Photo : FIDH

« Ce régime dictatorial veut se faire une image de démocratie à la faveur de ces élections alors que plus d’un million de personnes sont privées de leurs droits et écartées du scrutin », a regretté Souhayr Belhassen, la présidente de la FIDH.

L’annulation du vote dans les zones où des rébellions ethniques sont actives a privé de scrutin 1,5 million de personnes.

La FIDH estime que les Nations Unies ne font pas suffisamment pression sur le Myanmar où des crimes graves notamment des crimes contre l’humanité continuent d’être commis. Selon sa présidente, l’ONU aurait du saisir l’opportunité de ces élections pour créer une commission d’enquête internationale, tel que préconisée par la FIDH, en vue de faire la lumière sur les crimes commis dans ce pays.

La présidente de la FIH note une situation catastrophique des droits de l’homme au Myanmar exacerbée par les exécutions extrajudiciaires, le travail forcé, la torture, les viols et le recrutement d’enfants soldats.

Des violences ont éclaté après le scrutin entre des rebelles karens et des troupes gouvernementales birmanes provoquant la fuite de près de 20.000 personnes en Thaïlande.

(Extrait sonore : Souhayr Belhassen, Présidente de la FIDH ; propos recueillis par Martial Assème)



LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
18/10/2017
Loading the player ...