Des progrès record pour l’interdiction des mines antipersonnel

Des progrès record ont été enregistrés en 2009 pour l'interdiction des mines antipersonnel. Selon l'Observatoire des Mines 2010, les utilisations et la production de cette arme, ainsi que le nombre de victimes, accusent le recul le plus important depuis la signature du traité, et la superficie dépolluée n'a jamais été plus élevée. En 2009, 3 956 nouvelles victimes de mines et des restes explosifs de guerre (REG) ont été recensées, soit le nombre le plus bas depuis le premier rapport publié par l'Observatoire en 1999.

Mine antipersonnel

Mine antipersonnel

Le Myanmar est le seul pays au monde qui continue de poser des mines antipersonnel après que la Russie a décidé de ne plus en utiliser, se félicite l’ONG Campagne internationale pour l’interdiction des mines (ICBL). Autre signe encourageant, seuls trois pays continuent de fabriquer activement des mines: l’Inde, la Birmanie et le Pakistan. Le Népal n’en produit plus.

Mais des groupes non étatiques en font également usage. C’est encore le cas dans six pays (Afghanistan, Colombie, Inde, Birmanie, Pakistan et Yémen), selon le rapport qui a comptabilisé 3.956 victimes de mines en 2009, 28% de moins qu’en 2008.

Pour l’instant, 156 pays ont ratifié la Convention depuis son entrée en vigueur en 1999.

Plus de 43 millions de mines ont été détruites par les Etats parties à la Convention. La Convention exige le déminage des zones minées dans un délai de dix ans dans les régions sous la juridiction ou le contrôle des Etats et la destruction de leurs stocks dans un délai de quatre ans.

Du 29 novembre au 3 décembre, les Etats parties à la Convention sur les Mines antipersonnel se réunissent à Genève pour leur réunion annuelle, à laquelle les Etats parties se prononceront notamment sur les demandes de prolongation pour le déminage des zones minées pour la Colombie, le Danemark, la Guinée Bissau, la Mauritanie, le Tchad et le Zimbabwe. Pour ce qui est des délais de destruction des stocks, le rapport de l’IBL indique que l’Ukraine a rejoint en 2010 le groupe des pays qui ne les ont pas respectés, soit le Bélarus, la Grèce et la Turquie.

(Extrait sonore: Katleen Maes, Coordinatrice de recherche à Handicap International ; Propos recueillis par Alpha Diallo)


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13/12/2017
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