Assaitou Gueye : réduire les avortements à risque en Afrique

La capitale du Ghana, Accra, a accueilli du 8 au 11 novembre une conférence sur les avortements à risque, une pratique plus courante qu'il n'y parait en Afrique. La conférence intitulée ''Tenir nos promesses'' avait clairement pour objectif de réduire la mortalité liée à ces avortements. Car plus de la moitié des 67 500 décès qui surviennent chaque année dans le monde suite à un avortement à risque, se produisent sur le continent.

Les mêmes sources fournies par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) montrent que plus de la moitié des femmes qui meurent d’un avortement à risque en Afrique sont âgées de moins de 25 ans. Autre chiffre révélateur : sur les cinq millions de femmes qui sont hospitalisées chaque année dans le monde à cause des complications d’un avortement à risque, plus d’un million vivent en Afrique.

La conférence a permis de confirmer le constat selon lequel les avortements à risque sont une partie importante de la mortalité maternelle. Dans la capitale ghanéenne, près de 150 prestataires de service de soins de santé, défenseurs des droits humains, parlementaires, représentants d’associations féminines, de communautés et organismes divers ont partagé leurs expériences et les leçons acquises.

La conférence a aussi pour but une prise de conscience du problème et l’adoption d’un agenda de mesures afin de mettre en œuvre le Plan d’action de Maputo de l’Union africaine pour la santé et les droits sexuels et génésique ainsi que des Objectifs du millénaire pour le développement.

(Interview : Issaitou Gueye, économiste au Département du développement économique et du NEPAD au sein de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, Addis-Abeba; propos recueillis par Jérôme Longué)


LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
20/10/2017
Loading the player ...