Afrique : le problème des avortements à risque enfin reconnu

Durant une semaine, Accra, au Ghana a accueilli une conférence largement consacrée à santé reproductive des femmes et plus particulièrement à question des avortements à risque en Afrique. Des pratiques aussi graves qu'ignorées qui selon certaines estimations font parmi les lycéennes africaines, chaque année 36 000 victimes.

La conférence a permis de reconnaître que de nombreux engagements ont été pris, notamment en matière de traités internationaux et grâce à l’adoption de législations nationales. Elle a aussi contribué à souligner le manque de mise en œuvre de ces dispositions, en raison notamment d’obstacles liés aux religions et aux traditions.

Or, selon les règlementations en vigueur dans la plupart des États africains, l’avortement est légal dans trois cas bien précis : lorsqu’il y a eu viol, lorsqu’il s’agit d’un inceste ou quand on peut prouver que la vie de la femme est en danger.

La question des avortements à risque souligne également le manque d’information et de sensibilisation en matière de planning familial et de contrôle des naissances.

(Extrait sonore : Issaitou Gueye, Economiste au Département du développement économique et du NEPAD au sein de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique; propos recueillis par Jérôme Longué)


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13/12/2017
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