Afrique du Sud : poursuivre les efforts pour réglementer le mercenariat

« Le gouvernement d'Afrique du Sud doit poursuivre ses efforts pour renforcer l'arsenal législatif encadrant les activités des sociétés privées militaires et de sécurité qui exportent leurs services à l'étranger ». C'est ce qu'a déclaré ce 19 novembre, le président du Groupe de travail de l'ONU sur l'utilisation des mercenaires, Alexandre Nikitine, au terme d'une visite de dix jours dans ce pays.

« Le Groupe de travail recommande que le gouvernement prenne les mesures nécessaires pour veiller à ce que la législation existante soit renforcée et comprenne un mécanisme de surveillance », a poursuivi le chef de l’équipe de cinq experts composant ce Groupe créé en 2005 par la Commission des droits de l’homme de l’ONU.

Après la fin de l’apartheid en 1994, de nombreux Sud-Africains ont été recrutés et employés par les sociétés privées militaires et de sécurité opérant dans le monde entier, amenant le pays à être l’un des premiers dans le monde à se doter d’une législation encadrant ce type d’assistance militaire étrangère, dès 1998.

Selon le Groupe de travail, « il ne fait toutefois aucun doute que le régime réglementaire mis en place a été confronté à de nombreux défis dans sa mise en œuvre ». Ses membres ont notamment cité des entretiens avec des autorités locales, qui ont largement reconnu que l’implication de Sud-Africains employés de sociétés privées militaires et de sécurité dans la tentative de putsch en Guinée équatoriale en 2004 avait montré les limites de la législation sud africaine de 1998.

Ce Groupe de travail réunit les experts Alexander Nikitin de la Russie, Amada Benavides de Pérez de la Colombie, José Luis Gómez del Prado de l’Espagne, Najat al-Hajjaji de la Lybie et Faiza Patel du Pakistan. Il présentera un rapport sur cette visite au Conseil des droits de l’homme de l’ONU dans les prochains mois.

(Mise en perspective : Jean-Pierre Amisi Ramazani)

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15/12/2017
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